Logiciel de gestion de stock et logiciel inventaire : comparatif des 8 meilleurs en 2026
Un logiciel de gestion de stock répond à trois questions qui reviennent chaque jour en entreprise : combien me reste-t-il, où est-ce rangé, et combien cela vaut-il ? Tant que le catalogue tient sur quinze références et un seul local, un tableur fait illusion.
Dès que les commandes s’enchaînent, que les retours s’accumulent et qu’un deuxième entrepôt apparaît, il devient très difficile de suivre, de gérer et de contrôler son inventaire sans outil dédié. Un écart de stock ne se voit pas immédiatement : il se paie plus tard, en rupture, en surstock ou en écart d’inventaire à la clôture.
La confusion commence souvent par le vocabulaire. Un logiciel inventaire, un logiciel d’inventaire, un logiciel de gestion des stocks ou un module de stock intégré à un ERP désignent, dans le langage courant, la même famille d’outils. Dans les faits, le périmètre diffère énormément d’une offre à l’autre. C’est exactement ce que ce comparatif mesure.
Notre méthode. Nous avons relevé 8 outils disponibles sur le marché francophone, puis les avons confrontés sur cinq critères : gestion Multi-Entrepôts, lecture de codes-barres, intégration comptable, mode de déploiement (cloud ou local) et budget réel. Les tarifs cités ont été relevés en octobre 2026 sur les pages officielles des éditeurs.
Note de transparence éditoriale. CritiquePlus monétise des prestations de test, d’audit produit et de visibilité SEO auprès d’éditeurs d’outils numériques. Cette page ne contient aucun lien sponsorisé, aucun article rémunéré et aucune relation commerciale avec les éditeurs cités ci-dessous. Aucun outil n’a payé pour figurer, pour être mieux classé ou pour obtenir une meilleure note. Les prix sont ceux affichés publiquement, hors taxes et hors remises négociées.
En bref

- Gratuit ne veut pas dire complet. Odoo Inventaire, Dolibarr, Stockpile et les offres gratuites de Zoho et Sortly couvrent un besoin réel, mais chacune pose une limite : nombre d’articles, de commandes, d’utilisateurs ou d’emplacements.
- Trois critères font la différence. Le Multi-Entrepôts, la lecture de codes-barres et l’intégration comptable séparent un outil « qui compte » d’un outil qui pilote vraiment le stock.
- Le WMS n’est pas un super logiciel de stock. Un WMS (Warehouse Management System) exécute les opérations d’entrepôt ; un logiciel de gestion de stock pilote les quantités et les valeurs. Les deux sont complémentaires.
- L’inventaire est une obligation comptable. L’article L.123-12 du Code de commerce impose aux commerçants de contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs.
- Le coût réel dépasse l’abonnement. Paramétrage, reprise des données, étiquetage, formation et fiabilisation des fiches articles pèsent souvent plus lourd que la licence annuelle.
Qu’est-ce qu’un logiciel de gestion de stock ?

Un logiciel de gestion de stock est une application qui enregistre et pilote les mouvements d’articles : entrées, sorties, transferts, réservations, retours. Il maintient en permanence un Stock Théorique et le confronte au stock physique constaté. Sa valeur ne se limite donc pas au comptage : il relie quatre dimensions qui ne se recouvrent jamais totalement – la disponibilité réelle, l’emplacement, la valeur comptable et la traçabilité des lots ou numéros de série.
Le périmètre d’un bon outil couvre généralement les seuils de réapprovisionnement, les stocks de sécurité, les inventaires annuels et tournants, la gestion de plusieurs sites, l’affectation des réservations et le suivi d’indicateurs.
Une gestion d’inventaire sérieuse suppose aussi de distinguer les statuts : un article peut être en stock physique, réservé pour une commande, bloqué en contrôle qualité, en transit ou disponible à la vente. Un outil qui affiche une seule quantité par référence masque ces nuances, et c’est précisément là que naissent les promesses client impossibles à tenir.
ERP, logiciel de gestion de stock et WMS : trois niveaux différents
La confusion la plus fréquente oppose trois familles d’outils que l’on croit interchangeables. Ils ne le sont pas.
| Outil | Ce qu’il pilote | Question à laquelle il répond | Exemples |
|---|---|---|---|
| Logiciel de gestion de stock | Quantités, emplacements, valeurs, disponibilités | « Combien en reste-t-il, et où ? » | Odoo Inventaire, Zoho Inventory, Sortly |
| ERP | Finances, achats, ventes, production, paie | « Comment fonctionne l’entreprise ? » | Odoo complet, Dolibarr, Sage, SAP |
| WMS | Exécution physique de l’entrepôt : réception, rangement, préparation, expédition | « Où le ranger, et quelle opération lancer ? » | Generix WMS, SAP EWM |
Un ERP intègre souvent un module de stock suffisant pour une activité simple : il suit les quantités et la valeur des marchandises au sein des processus achats-ventes-finance. Le logiciel de gestion de stock autonome va plus loin sur la logistique, mais s’arrête à la comptabilité.
Le WMS, lui, descend au niveau de l’opération d’entrepôt : il guide l’opérateur, contrôle les scans, applique les règles d’emplacement et met à jour le stock au fil de l’exécution. La règle pratique est simple : module de stock intégré pour une activité simple, logiciel dédié dès que le stock devient un sujet commercial, WMS quand plusieurs centaines d’emplacements, de références ou d’exigences de traçabilité entrent en jeu.
Ce que la loi impose, et ce que les KPI révèlent
Deux cadres se superposent. Le premier est juridique : l’article L.123-12 du Code de commerce impose aux commerçants de contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs.
La valeur, ensuite : pour les articles interchangeables, le Plan comptable général retient le coût moyen pondéré (CUMP) et le premier entré-premier sorti (PEPS/FIFO) – le LIFO n’est pas une méthode admise pour les comptes sociaux français. Un logiciel de stock n’a donc pas seulement besoin de compter ; il doit valoriser.
Le second cadre est opérationnel. Trois indicateurs suffisent à juger un outil sur pièce : le taux de rotation (consommation de la période divisée par le stock moyen), la couverture de stock (stock disponible divisé par la consommation moyenne) et l’Écart d’Inventaire (stock théorique contre stock physique, suivi en quantité, en valeur et en fréquence).
Si votre outil actuel ne sort pas ces trois chiffres, ce n’est pas un outil de gestion, c’est un registre. Le détail des formules et des méthodes de rotation FIFO, FEFO et LIFO est documenté par Generix, référence utile pour calibrer ses propres indicateurs.
Notre comparatif : les meilleurs logiciels de gestion de stock en 2026

Le tableau ci-dessous condense l’essentiel. Les prix sont indicatifs, hors taxes, à la date d’octobre 2026, et correspondent au niveau d’entrée réellement exploitable : un plan gratuit qui plafonne à 100 articles n’est pas comparable à un abonnement professionnel. Les mentions « Oui » et « Non » portent sur la fonctionnalité dans l’offre d’entrée, pas dans les options payantes.
| Outil | Profil visé | Prix d’entrée | Multi-Entrepôts | Code-barres | Point fort |
|---|---|---|---|---|---|
| Odoo Inventaire | PME, industrie légère | 0 € en app unique ; 24,90 € HT/utilisateur/mois en Standard | Oui | Oui | Le gratuit le plus complet |
| Dolibarr | TPE, PME techniques | 0 € de licence (auto-hébergé) | Oui | Via module | Open source, données maîtrisées |
| Zoho Inventory | E-commerce, PME | 0 € (50 commandes/mois) ; dès 29 $/mois | Oui selon plan | Oui | Intégrations places de marché |
| Axonaut | TPE françaises | Dès 38,80 € HT/utilisateur/mois | Oui | Oui | Tout-en-un français |
| Sortly | Artisans, ateliers, labos | 0 € (100 articles) ; dès 24 $/mois | Limité | Oui (scan mobile) | L’inventaire visuel par photos |
| Megaventory | PME multi-sites | 135 $/mois (facturation annuelle) | Oui, 20 emplacements | Oui | Gros volume transactionnel |
| Stockpile | Petites équipes | 0 € | Oui, illimité | Non | Gratuit sans limite d’articles |
| Generix WMS / SAP EWM | Logistique, industrie | Sur devis | Oui | Oui | Exécution entrepôt avancée |
Odoo Inventaire : le module de stock gratuit le plus complet
Odoo applique une règle inhabituelle et généreuse : l’application Inventaire est gratuite si c’est la seule application utilisée, avec un nombre illimité d’utilisateurs. Dès que vous ajoutez une autre application, l’abonnement Standard passe à 24,90 € HT par utilisateur et par mois en facturation annuelle, et le plan Personnalisé à 37,40 € HT. Le tarif est celui de l’éditeur, vérifiable sur la page de prix Odoo.
Fonctionnalités. Multi-Entrepôts, gestion des emplacements, règles de réapprovisionnement, lots et numéros de série, inventaires tournants, double entrée-sortie. Forces. Le meilleur rapport périmètre/prix du comparatif, une communauté immense, une progression naturelle vers un ERP complet sans changer d’outil. Limites. L’offre gratuite perd son intérêt dès la deuxième application ; le paramétrage initial demande de la méthode, et l’accompagnement par un partenaire se facture.
Dolibarr : l’open source sans licence
Dolibarr intègre le module de stock dans sa version communautaire, sans module payant obligatoire. Vous gérez plusieurs entrepôts, les mouvements d’entrée et de sortie, les stocks réels et prévisionnels, ainsi que le suivi par lots ou numéros de série – documenté sur la page Stocks and warehouses management.
Forces. Aucune licence, code ouvert, hébergement chez vous ou chez un prestataire, écosystème français dense. Limites. « Gratuit » concerne le logiciel, pas le projet : hébergement, mises à jour, sauvegardes et personnalisations sont à votre charge. L’interface est fonctionnelle mais austère, et l’expérience mobile reste en retrait face aux solutions cloud natives.
Zoho Inventory : le cloud accessible aux e-commerçants
Zoho propose le spectre tarifaire le plus large : un plan gratuit limité à 50 commandes par mois et un utilisateur, puis Standard à 29 $/mois en annuel, Premium à 79 $, Plus à 129 $ et Enterprise à 249 $ pour 15 000 commandes, 10 utilisateurs et 10 emplacements. Les tarifs mensuels publiés sont plus élevés (39 $ à 299 $). Référence : Zoho Inventory Pricing.
Forces. Synchronisation native avec les places de marché et transporteurs, gestion des kits, bons de livraison, facturation intégrée, montée en charge progressive. Limites. Les tarifs sont libellés en dollars : la facture finale dépend du change et de la TVA. Le plan gratuit sature vite, et certaines fonctions de production ou de fabrication manquent face à un ERP.
Axonaut : le tout-en-un français
Axonaut n’est pas un logiciel de stock : c’est un outil de gestion complet – CRM, devis, facturation, comptabilité – dans lequel la gestion de stock est incluse sans module séparé. Le tarif affiché sur la page Prix d’Axonaut démarre à 38,80 € HT par utilisateur et par mois sur trois ans, 48,50 € sur deux ans, 58,20 € sur un an et 97 € HT sans engagement. Chaque utilisateur supplémentaire coûte 29,99 € HT par mois.
Forces. Interface française, conformité fiscale, décrémentation automatique du stock à la vente, alertes de stock bas, traçabilité par lot ou numéro de série, accompagnement local. Limites. Le stock n’est pas le cœur du produit : pas de gestion fine d’emplacements, de vagues de préparation ou de slotting. C’est un excellent choix pour une TPE qui vend surtout des services avec un peu de marchandise, un mauvais choix pour un distributeur.
Sortly : l’inventaire visuel pour les non-informaticiens
Sortly joue une autre carte : celle de la simplicité visuelle. Chaque article est photographié, classé, étiqueté. Le plan gratuit autorise 100 articles uniques et un utilisateur ; le plan Advanced monte à 500 articles et 2 utilisateurs pour 24 $/mois en annuel, Ultra à 2 000 articles et 5 utilisateurs pour 74 $, Premium à 5 000 articles pour 149 $. Les prix affichés sur Sortly Pricing incluent une remise de première année.
Forces. Prise en main en une heure, scan par QR code depuis le téléphone, dossiers et tags personnalisables, parfait pour un atelier, un laboratoire, un véhicule d’intervention ou un stock d’outillage. Limites. La logique est celle du catalogage, pas du flux : facturation, achats et valorisation comptable sont hors périmètre. Le plafond en nombre d’articles devient un vrai plafond en nombre de références – les quantités, elles, ne sont pas limitées.
Megaventory : le multi-entrepôts transactionnel
Megaventory vise les PME qui gèrent réellement plusieurs sites et un fort volume de mouvements. Le plan Pro est facturé 135 $ par mois en annuel (150 $ en mensuel) et inclut 5 utilisateurs, 50 000 transactions, 20 emplacements, 20 000 produits et deux heures de formation. Chaque utilisateur supplémentaire coûte 45 $/mois. Détail sur la base de connaissances Megaventory. L’édition Enterprise est sur devis.
Forces. Vraie gestion multi-emplacements, gestion des ordres de fabrication, intégration e-commerce et comptable, API ouverte. Limites. Le modèle facturé aux transactions surprend, et devient coûteux pour une activité très volumineuse mais à faible marge. L’interface est dense et exige une phase de paramétrage sérieuse.
Stockpile : le gratuit sans limite d’articles
Stockpile mise sur un positionnement radical : le cœur du produit est gratuit, avec des articles, utilisateurs et emplacements illimités. Il gère les transferts, les retours, les articles endommagés, les rapports, l’import CSV et les alertes de stock bas. Il est référencé comme gratuit sur GetApp.
Forces. Aucun plafond artificiel, idéal pour tester une discipline de stock sans budget. Limites. Pas de scan de codes-barres dans le cœur du produit, pas de workflow d’achats complet, support limité. C’est un bon premier outil, rarement un outil définitif.
Generix WMS et SAP EWM : les WMS d’entrepôt
Quand l’entrepôt devient le goulot d’étranglement – plusieurs centaines d’emplacements, préparation par vagues, traçabilité réglementaire des lots – le logiciel de gestion de stock ne suffit plus. Un WMS comme Generix WMS ou SAP EWM prend le relais : réception, rangement, réapprovisionnement, picking, colisage, expédition, inventaires, blocage de lots en cas de rappel.
La différence de nature entre ERP et WMS est bien résumée par SAP : l’ERP transmet commandes et besoins, le WMS exécute et renvoie les mouvements.
Forces. Gains de productivité sur la préparation, réduction des écarts, traçabilité par lot, date ou numéro de série. Limites. Projets à six chiffres en euros, plusieurs mois de déploiement, et un WMS mal paramétré dégrade plus l’activité qu’un tableur bien tenu. À réserver aux volumes qui justifient l’investissement.
Comment choisir son logiciel de gestion de stock

Choisir sur la liste des fonctionnalités est l’erreur la plus répandue. Il faut choisir sur les contraintes réelles de votre activité. Cinq critères suffisent, dans cet ordre.
1. Le Multi-Entrepôts et la gestion des emplacements. Combien de sites, de dépôts, de véhicules, de magasins ? Si la réponse dépasse un, vérifiez que l’outil gère les transferts entre sites, les stocks par emplacement et les réservations. C’est le premier poste où les offres d’entrée de gamme s’arrêtent, et le plus coûteux à rattraper plus tard. Si votre problème de coordination est d’abord humain, un logiciel de gestion de projet réglera plus vite ce sujet que la migration d’un ERP.
2. Le code-barres et la traçabilité. La lecture optique est ce qui transforme une saisie en donnée fiable. Sans scan, chaque mouvement passe par une ressaisie, donc par une erreur. Le standard à exiger est le GTIN attribué par GS1 France, généralement imprimé en EAN-13 au détail. Si vous gérez des lots, des dates de péremption ou des numéros de série – agroalimentaire, santé, cosmétique, chimie – , le FEFO et le blocage de lots deviennent obligatoires.
3. L’intégration comptable. Un logiciel de gestion de stock qui ne parle pas à votre facturation crée une double saisie et un décalage entre stock physique et stock comptable. Vérifiez la valorisation disponible : CUMP, PEPS/FIFO, dépréciation. L’Autorité des normes comptables publie ses recueils de normes ; votre expert-comptable doit pouvoir travailler à partir de vos exports. Beaucoup de TPE résolvent la question avec un logiciel de facturation gratuit relié à leur outil de stock, avant d’investir dans une suite complète.
4. Le mode cloud ou local. Le cloud simplifie l’accès multi-sites, les mises à jour et la sauvegarde, au prix d’un abonnement permanent et d’une dépendance au réseau. Le local – Dolibarr auto-hébergé, par exemple – donne le contrôle total des données, mais transfère la responsabilité technique à vos équipes. Un seul critère tranche vraiment : avez-vous quelqu’un capable de tenir un serveur, une sauvegarde et une mise à jour de sécurité ?
5. Le budget total, pas l’abonnement. Additionnez : abonnement annuel, utilisateurs supplémentaires, formation, reprise des fiches articles, matériel de scan, étiquettes, temps interne. Un outil à 40 €/mois mal paramétré coûte plus cher qu’un outil à 100 €/mois adopté en trois jours.
Logiciel inventaire gratuit : ce que valent vraiment les offres gratuites

« Gratuit » recouvre trois situations très différentes, et les confondre coûte cher. Premièrement, le gratuit total et sans plafond, comme Stockpile ou Dolibarr en auto-hébergement.
Deuxièmement, le logiciel inventaire gratuit plafonné : Sortly à 100 articles, Zoho Inventory à 50 commandes par mois. Troisièmement, le gratuit conditionnel d’Odoo, généreux mais attaché à une seule application.
| Offre gratuite | Plafond réel | Ce que vous perdez |
|---|---|---|
| Stockpile | Aucun sur les articles | Scan de codes-barres, achats complets, support |
| Dolibarr auto-hébergé | Aucun (licence) | Hébergement, maintenance, mise à jour à votre charge |
| Odoo Inventaire | Aucun, si app unique | Multi-applications, support éditeur, options avancées |
| Zoho Inventory Free | 50 commandes/mois, 1 utilisateur | Automatisations, emplacements multiples, support |
| Sortly Free | 100 articles uniques, 1 utilisateur | Historique avancé, utilisateurs, étiquettes |
Les coûts cachés que personne ne facture en ligne
Un logiciel pour inventaire gratuit n’est jamais gratuit au sens comptable. Les coûts réels se logent ailleurs : l’hébergement et la sauvegarde si vous êtes en local ; le temps de paramétrage, souvent deux à cinq jours-homme avant le premier inventaire fiable ; l’étiquetage du stock existant, qui se compte en heures d’atelier ; la ressaisie des fiches articles, plus lente qu’on ne l’imagine ; et la formation des équipes, sans laquelle le stock théorique se dégrade en trois semaines.
Il faut aussi accepter la limite fonctionnelle. Une gestion d’inventaire gratuite gère rarement la valorisation comptable, les réservations et les statuts de stock simultanément. Pour un artisan, un photographe ou une petite équipe de 200 références, c’est amplement suffisant. Pour une PME qui expédie 300 commandes par mois, la bascule devient inévitable – et plus la reprise de données est tardive, plus elle coûte.
Verdict. Le gratuit est un excellent point de départ, jamais un objectif. Testez, mesurez votre Écart d’Inventaire au bout de deux cycles de comptage, puis décidez sur des chiffres : si l’écart se réduit, l’outil tient. S’il stagne, le problème n’est pas le prix, c’est le périmètre.
Gestion de stock et inventaire : les erreurs fréquentes

Après avoir vu passer un certain nombre de projets de stock, les mêmes erreurs reviennent. Elles ne sont presque jamais techniques.
1. Des fiches articles mal tenues. Deux références pour le même produit, un code à six caractères au lieu de huit, un libellé saisi à la main avec une faute de frappe : les doublons apparaissent au bout de quelques semaines et faussent tout. Un correcteur d’orthographe ne remplace pas une nomenclature propre, mais il évite les incohérences de libellés qui rendent les recherches inexactes.
2. Le stock théorique jamais fiabilisé. Beaucoup d’entreprises font un inventaire annuel et vivent onze mois sur une donnée fausse. Les inventaires tournants – compter chaque jour une petite partie des références, en priorisant la valeur, la rotation et l’historique d’écarts – coûtent moins cher et corrigent plus tôt.
3. Aucun seuil, aucun stock de sécurité. Sans point de commande ni délai fournisseur renseigné, le réapprovisionnement se fait à l’urgence. Le surstock est la réponse habituelle, et il immobilise la trésorerie sans régler la rupture.
4. Les retours et les transferts oubliés. Les retours clients, les retours fournisseurs, les prêts de matériel et les transferts entre sites sont les mouvements les moins tracés, donc les premiers responsables des écarts. S’ils ne passent pas par une opération enregistrée, ils n’existent pas dans le système.
5. Le tableur partagé par e-mail. Deux versions de la même liste, un onglet « à jour » et un autre « ancienne », une cellule écrasée : c’est la configuration la plus fréquente avant le passage à un logiciel dédié, et la plus coûteuse en temps.
6. La valorisation ignorée. Suivre les quantités sans suivre la valeur empêche de piloter la trésorerie. CUMP ou PEPS/FIFO, la méthode doit être constante, documentée et exportable pour le comptable. Pour cela, vous pouvez trouver un logiciel de gestion de trésorerie dans ce guide.
7. Acheter un WMS trop tôt. Un WMS mal paramétré rigidifie les opérations et dégrade la productivité. L’ordre logique est : fiabiliser les données, structurer les emplacements, scanner, puis automatiser.
8. Ne mesurer aucun KPI. Sans taux de rotation, couverture et écart d’inventaire, aucune décision n’est arbitrable. Les indicateurs ne servent pas à décorer un tableau de bord : ils disent quelle référence dormir, laquelle manquer, et où le processus casse.
FAQ
Qu’est-ce qu’un logiciel de gestion de stock ?
C’est une application qui enregistre les entrées, sorties, transferts et réservations d’articles, maintient un Stock Théorique, gère les emplacements et valorise les marchandises. Il peut être autonome, intégré à un ERP ou complété par un WMS selon la complexité de l’entrepôt.
Quelle différence entre un logiciel de gestion de stock et un WMS ?
Le logiciel de gestion de stock pilote les quantités, la valeur et la disponibilité. Le WMS (Warehouse Management System) exécute les opérations physiques de l’entrepôt : réception, rangement, préparation, expédition, inventaires. Le premier dit « combien il reste », le second dit « où et comment agir ».
Un logiciel inventaire gratuit suffit-il pour une PME ?
Parfois, mais rarement durablement. Un logiciel inventaire gratuit convient à un artisan ou une équipe de moins de 300 références. Au-delà, les plafonds d’articles, d’utilisateurs ou de commandes, l’absence de code-barres et de valorisation comptable deviennent bloquants. Mesurez votre Écart d’Inventaire avant de trancher.
Comment choisir un logiciel pour inventaire multi-entrepôts ?
Vérifiez trois capacités : les transferts entre sites, la vision du stock par emplacement et les réservations par canal de vente. Ajoutez le scan de codes-barres, les seuils de réapprovisionnement et les exports comptables. Odoo, Megaventory et Axonaut couvrent ce périmètre à des niveaux de prix très différents.
Un logiciel d’inventaire peut-il gérer les codes-barres et la traçabilité des lots ?
Oui, dans la majorité des offres professionnelles. Le standard à exiger est le GTIN GS1, scannable en EAN-13, complété par la gestion des lots, des dates de péremption et des numéros de série. La méthode FEFO, qui sort en priorité le lot expirant le plus tôt, nécessite des dates fiables dès la réception.
Combien coûte un logiciel de gestion des stocks ?
De 0 € pour Stockpile, Dolibarr ou l’app unique d’Odoo jusqu’à des dizaines de milliers d’euros par an pour un WMS d’entreprise. Les offres intermédiaires se situent entre 25 € et 150 € par mois. Le budget réel doit intégrer la formation, l’étiquetage, le matériel de scan et la reprise des données, souvent supérieurs à la première année d’abonnement.
Conclusion : quel logiciel de gestion de stock pour quel profil ?
Le bon choix dépend moins du budget que du niveau de complexité logistique et comptable.
- Freelance, artisan, atelier, stock d’outillage : Sortly en gratuit, ou Stockpile pour rester sur des quantités illimitées. Le besoin est de cataloguer, pas de piloter des flux.
- TPE française qui vend des services avec un peu de marchandise : Axonaut, dès 38,80 € HT par utilisateur et par mois. Le stock est inclus, la facturation et la comptabilité aussi, ce qui évite trois outils.
- PME e-commerce ou distribution : Odoo Inventaire en app unique pour démarrer à coût nul, puis le plan Standard à 24,90 € HT par utilisateur et par mois, ou Zoho Inventory si l’écosystème de places de marché prime.
- PME multi-sites en croissance : Megaventory, à 135 $/mois, quand le Multi-Entrepôts devient quotidien et que le volume de transactions justifie le modèle.
- Entreprise technique ou industrielle : Dolibarr pour le contrôle total des données, et un WMS – Generix WMS, SAP EWM – dès que la préparation et la traçabilité pilotent la performance.
Rappelons la règle qui compte plus que le classement : aucun logiciel de gestion de stock ne compense des données sales. Fiabilisez les fiches articles, nommez les emplacements, scannez chaque mouvement, puis seulement choisissez la licence. Et dans tous les cas, testez avant de vous engager : deux cycles d’inventaire suffisent à savoir si l’outil réduit réellement votre écart, ou s’il ne fait qu’afficher un beau tableau de bord.
Sources utiles
- Article L.123-12 du Code de commerce (obligation d’inventaire) : legifrance.gouv.fr
- Gestion de stock : définition, méthodes FIFO/FEFO et KPI : generixgroup.com
- Qu’est-ce qu’un WMS : sap.com
- ERP vs WMS, les rôles respectifs : sap.com
- Le code GTIN et le code-barres GS1 : gs1.fr
- Recueils des normes comptables françaises (PCG, stocks) : anc.gouv.fr
- Tarifs Odoo : odoo.com/pricing
- Tarifs Zoho Inventory : zoho.com/inventory/pricing
- Tarifs Sortly : sortly.com/pricing
- Tarifs Axonaut : axonaut.com/content/prix
- Module stock de Dolibarr : dolibarr.org
- Tarification Megaventory : help.megaventory.com
- Stockpile sur GetApp : getapp.com
- Definition du logiciel de gestion de stock (éditeur) : timcod.fr

