Meilleur logiciel emailing 2026 : comparatif et vrai coût au contact
Chercher le meilleur logiciel emailing en 2026 ressemble à une comparaison de prix. Ce n’en est pas une. Les grilles tarifaires des éditeurs sont construites sur trois unités différentes – le contact stocké, l’email envoyé, le profil actif – et ces trois unités ne mesurent pas la même chose.
Un outil annoncé à 7 €/mois peut coûter 99 €/mois à périmètre fonctionnel identique, simplement parce que votre liste a grossi de 4 500 personnes.
Nous avons donc pris le problème par l’autre bout. Plutôt que de classer douze logiciels selon le nombre de fonctionnalités cochées, nous avons reconstitué ce que chacun facture réellement à 1 000, 5 000 et 20 000 contacts, avec des tarifs relevés entre le 8 et le 16 octobre 2026 sur les pages officielles des éditeurs.
Certaines cases de notre tableau sont vides, et nous les avons laissées vides plutôt que de les remplir avec une estimation inventée. Ces trous sont d’ailleurs une information : ils correspondent aux paliers que les éditeurs ne publient pas et qu’il faut demander par devis.
Trois constats structurent ce comparatif. Premier constat : la facturation au contact pénalise les listes dormantes, alors que la facturation à l’email envoyé récompense les envois rares. Deuxième constat : les offres 0 € ne sont pas des versions réduites, ce sont des vitrines qui coûtent cher au moment de la migration. Troisième constat : les paliers tarifaires ne sont pas progressifs, ils sont escaladés – un contact de trop peut faire doubler la facture.
Ce comparatif n’est pas neutre sur un point : nous n’avons pas mesuré la délivrabilité réelle en boîte, faute d’infrastructure d’envoi représentative. Nous l’assumons et nous expliquons précisément ce que cela change dans la lecture des notes, plus bas.
En bref

- Le moins cher au contact n’est pas le moins cher au départ. Sur notre scénario 20 000 contacts, l’écart de coût annuel va d’environ 300 € à près de 2 900 € pour un service comparable sur les fonctions de base.
- Trois unités de facturation coexistent : contacts stockés (GetResponse, Moosend, rapidmail), emails envoyés avec plafond de contacts (Brevo, Mailjet, Mailchimp), profils actifs (Klaviyo, HubSpot).
- Les automatisations sont le principal levier caché. Chez Mailjet, elles n’arrivent qu’au palier Premium ; chez GetResponse, au-delà du flux unique du plan Starter ; chez ActiveCampaign, le plan Starter plafonne à 5 actions par automatisation.
- Les offres gratuites plafonnent toutes à 250 ou 2 000 contacts, sauf Zoho Campaigns (2 000 contacts, 6 000 emails). Aucune ne tient au-delà de quelques milliers d’abonnés.
- Notre recommandation par défaut pour une PME française : Brevo en Standard, ou Mailjet en Essentiel si la liste dépasse 2 000 contacts. Pour l’e-commerce avec tracking de revenus : Klaviyo. Pour une équipe qui vit de ses scénarios : ActiveCampaign.
- Le meilleur logiciel emailing n’est pas un produit, c’est un palier. Choisissez l’outil dont le palier suivant reste soutenable, pas celui dont le palier actuel est le plus flatteur.
Notre sélection en un coup d’œil
| Logiciel | Meilleur pour | Prix d’appel (HT) | Offre gratuite |
|---|---|---|---|
| Brevo | PME françaises, email + SMS + CRM | 7 €/mois (76 €/an) | 300 emails/jour |
| Mailjet | Volumes d’envoi et API transactionnelle | 8 €/mois (Starter) | 6 000 emails/mois, 1 000 contacts |
| Mailchimp | Notoriété, écosystème, débutants | 11,72 €/mois (500 contacts) | 250 contacts, 500 envois/mois |
| ActiveCampaign | Automatisation avancée, B2B | 15 $/mois (annuel, 1 000 contacts) | Aucune (essai 14 jours) |
| GetResponse | Marketing complet + webinaires | 13,12 €/mois (annuel, 1 000 contacts) | Aucune (essai 14 jours) |
| Klaviyo | E-commerce Shopify / WooCommerce | 30 $/mois (1 000 profils) | 250 profils, 500 emails/mois |
| HubSpot Marketing Hub | B2B avec CRM intégré | ≈ 9 €/mois/licence (annuel) | 2 000 emails/mois |
| Sarbacane (Positive User) | Éditeur français, grands volumes | 69 €/mois (annuel) | Aucune (essai 7 jours) |
| MailerLite | Simplicité et petits budgets | 10,80 $/mois (annuel, 500 abonnés) | 250 abonnés, 2 500 emails/mois |
| Zoho Campaigns | Budget minimal, écosystème Zoho | 3 €/mois (annuel, 500 contacts) | 2 000 contacts, 6 000 emails/mois |
| rapidmail | Conformité RGPD, hébergement allemand | 15 €/mois (≤ 500 contacts) | Premier envoi jusqu’à 2 000 contacts |
| Moosend | Tarif au contact le plus bas du marché | 16 $/mois (1 000 contacts) | Aucune (essai 30 jours) |
Les prix indiqués sont ceux affichés par les éditeurs, hors taxes, à la date du relevé. Ils ne constituent pas une offre commerciale : plusieurs éditeurs modifient leur barème en cours d’année et appliquent des remises promotionnelles variables selon le pays de facturation.
Comment nous avons évalué ces logiciels emailing ?

Nous avons construit une grille de sept critères, pondérée, puis appliqué la même grille aux douze outils. Aucun éditeur n’a payé pour figurer dans cette sélection et aucun lien de cette page n’est affilié.
La grille de notation. Sept critères, chacun noté de 1 à 5 :
- Structure de facturation (coefficient 3) : l’unité facturée est-elle prévisible ? Le palier suivant est-il publié ?
- Coût total au palier suivant (coefficient 3) : que se passe-t-il à 1 000, 5 000 et 20 000 contacts ?
- Fonctions incluses sans surcoût (coefficient 2) : automatisations, A/B testing, segmentation, landing pages.
- Délivrabilité documentée (coefficient 2) : SPF, DKIM, DMARC, IP dédiée, outils de test avant envoi.
- Portabilité (coefficient 2) : export complet des contacts et de l’historique, facilité de migration.
- Conformité et hébergement (coefficient 1) : localisation des données, sous-traitant, conformité RGPD documentée.
- Support et accompagnement (coefficient 1) : canaux disponibles, délais, langue française.
Les tarifs ont été relevés du 8 au 16 octobre 2026, directement sur les pages de tarification officielles : Brevo, Mailjet, Mailchimp, ActiveCampaign, GetResponse, Klaviyo, HubSpot, Positive User, MailerLite, Zoho Campaigns, rapidmail et Moosend.
Lorsqu’un barème est calculé dynamiquement en JavaScript, nous avons utilisé les valeurs affichées par défaut et vérifié la cohérence avec la documentation d’aide de l’éditeur. Quand un palier n’était pas publié, nous avons inscrit un placeholder explicite plutôt qu’une estimation.
Ce que nous n’avons pas testé, et qui compte. Nous n’avons pas réalisé de test de délivrabilité en boîte réelle, avec domaines d’envoi chauffés et panels de boîtes Gmail, Outlook et Proton. Un tel test exige des volumes d’envoi, une réputation d’expéditeur construite sur plusieurs semaines et un protocole de mesure des placements – nous ne l’avons pas.
Vous trouverez donc ici des notes de délivrabilité fondées sur trois éléments vérifiables : la présence documentée des mécanismes d’authentification, l’existence d’outils de contrôle avant envoi dans l’interface, et la politique d’IP dédiée. Ce n’est pas la même chose qu’une mesure terrain, et nous ne prétendons pas le contraire.
Ce que nous n’avons pas testé non plus : la stabilité des interfaces sur 12 mois, la qualité réelle du support en situation de crise (compte suspendu, liste bloquée), et les performances d’API sous forte charge. Ces points relèvent d’un test logiciel emailing en conditions de production, pas d’une évaluation de comparateur.
Meilleur logiciel emailing 2026 : notre sélection de 12 outils comparés et testés

Douze outils, classés par cohérence entre le prix d’appel et le coût réel. Chaque fiche suit la même structure : positionnement et cible, caractéristiques fonctionnelles, offres et paliers tarifaires, avantages et inconvénients.
1. Brevo – le meilleur rapport prix/volume pour démarrer
Positionnement et cible. Brevo, éditeur français, s’est construit sur une promesse simple : un seul outil pour l’emailing, le SMS, le CRM et l’email transactionnel. La cible naturelle est la PME ou l’indépendant qui ne veut pas empiler quatre abonnements. La plateforme revendique plus de 600 000 clients et une infrastructure d’envoi utilisée aussi bien pour du marketing que pour du transactionnel.
Caractéristiques fonctionnelles. Éditeur email en glisser-déposer, segmentation avancée, formulaires d’inscription, générateur de contenu par IA, rapports d’ouverture et de clic. Le plan Standard ajoute les Workflows d’automatisation, l’A/B testing, les rapports avancés avec heatmaps et l’heure d’envoi optimisée. Le plan Pro ouvre le multicanal complet (WhatsApp, pop-ups, push), le scoring de contacts et un accès à un spécialiste Délivrabilité pour trois heures par an. Les campagnes SMS et les crédits SMS sont facturés séparément.
Offres et paliers tarifaires. L’offre gratuite autorise 300 emails par jour, sans carte bancaire. Le plan Starter démarre à 7 €/mois, soit 76 € par an en facturation annuelle avec 10 % de remise, pour 5 000 emails par mois. Le plan Standard passe à 15 €/mois (162 €/an en annuel). Le plan Pro démarre à 350 €/mois à partir de 150 000 emails.
Le point décisif, et il est peu visible : chaque palier de volume d’emails impose un plafond de contacts. Selon la grille publique Brevo, 5 000 emails correspondent à 500 contacts, 10 000 emails à 1 500 contacts, 15 000 emails à 2 500 contacts, et ce n’est qu’à partir de 20 000 emails que le plafond grimpe à 500 000 contacts. Autrement dit, une liste de 1 000 contacts vous oblige à payer le palier 10 000 emails même si vous n’envoyez qu’une campagne par mois. C’est la mécanique la plus contre-intuitive du marché.
Avantages
- Prix d’entrée parmi les plus bas du comparatif, avec un email transactionnel inclus sans surcoût.
- Éditeur français, interface en français, support en six langues.
- Plafond de contacts effectivement levé au palier 20 000 emails, ce qui rend la croissance indolore au-delà.
- Le prix Brevo reste lisible : un seul barème, pas de tranche cachée par nombre de contacts.
Inconvénients
- Le plafond de contacts par palier d’emails piège les listes à faible fréquence d’envoi.
- Les Workflows, l’A/B testing et le retrait du logo sont réservés au Standard, soit plus du double du prix d’appel.
- Le multi-utilisateurs n’arrive qu’au plan Pro.
A lire aussi : notre guide de la meilleure IA gratuite.
2. Mailjet – le meilleur pour les volumes d’envoi et l’API
Positionnement et cible. Mailjet appartient au groupe Sinch et revendique une double compétence : outil marketing pour les équipes, infrastructure d’envoi pour les développeurs (API, relais SMTP, webhooks). C’est l’option naturelle d’une équipe technique qui veut un seul fournisseur pour les newsletters et les emails transactionnels.
Caractéristiques fonctionnelles. Éditeur avancé, modèles, segmentation, contenu dynamique, pages de désinscription personnalisées, centre de préférences. Les statistiques avancées, les automatisations, les landing pages et l’A/B testing sont réservés au plan Premium. Côté conformité, Mailjet est certifié ISO 27001 et détient une certification AFNOR sur les principes du RGPD.
Offres et paliers tarifaires. L’offre gratuite donne 6 000 emails par mois, plafonnés à 200 par jour, avec 1 000 contacts et le logo Mailjet. Le plan Starter coûte 8 €/mois pour 8 000 emails et 2 000 contacts, sans limite quotidienne. Le plan Essentiel passe à 18 €/mois pour 15 000 emails et des contacts illimités, avec retrait du logo. Le plan Premium coûte 27 €/mois et ajoute les automatisations. La facturation annuelle applique 10 % de remise, soit environ 86 €/an en Starter et 194 €/an en Essentiel.
Deux règles de facturation à connaître, documentées dans la FAQ officielle : les emails envoyés au-delà du forfait sont facturés à la tranche de 1 000, et les crédits d’emails non utilisés expirent à la fin de chaque cycle. Notre avis sur Mailjet est donc simple : excellent outil d’envoi, modèle de facturation qui ne pardonne pas l’irrégularité.
Avantages
- Contacts illimités dès 18 €/mois, ce qui en fait l’un des rares outils où une grosse liste ne coûte pas plus cher.
- API et relais SMTP de qualité, documentation solide, adaptés aux équipes techniques.
- Tarif transparent, sans tranche par nombre de contacts.
- Facturation au volume réellement envoyé : idéal pour une publication trimestrielle.
Inconvénients
- Les automatisations sont verrouillées au plan Premium à 27 €/mois – c’est le saut tarifaire le plus violent du comparatif pour une fonction aussi standard.
- Crédits non reportés : un mois creux est un mois payé pour rien.
- Pas de CRM intégré, contrairement à Brevo ou HubSpot.
3. Mailchimp – le plus connu, pas le plus rentable
Positionnement et cible. Mailchimp, propriété d’Intuit, reste la référence de notoriété et l’outil par lequel beaucoup d’organisations commencent. Son écosystème de plus de 300 intégrations et sa bibliothèque de modèles en font une porte d’entrée confortable. Sa cible réelle, en 2026, est plutôt la petite structure qui valorise la prise en main immédiate et accepte de payer pour cela.
Caractéristiques fonctionnelles. Éditeur email, modèles prédéfinis, formulaires contextuels, planification, segmentation. Le plan Essentiels inclut les flux d’automatisation jusqu’à 4 étapes. Le plan Standard monte à 200 étapes, ajoute la personnalisation, le contenu dynamique, les tests multivariés et la segmentation prédictive. Le plan Premium ouvre l’assistance téléphonique prioritaire, l’intégration personnalisée et un plafond d’envoi plus élevé.
Offres et paliers tarifaires. Le plan gratuit est plafonné à 250 contacts, 500 envois par mois (250 par jour), une seule audience, avec assistance par email limitée aux 30 premiers jours. Les plans payants démarrent à 11,72 €/mois en Essentiels et 18,03 €/mois en Standard pour 500 contacts. À 5 000 contacts, comptez environ 99 €/mois en Essentiels et 122 €/mois en Standard. À 20 000 contacts, environ 243 €/mois en Essentiels et 279 €/mois en Standard, hors taxes, avec des tranches arrondies à la hausse dès le premier contact excédentaire.
La limite d’envoi mensuelle dépend du nombre de contacts : dix fois le nombre de contacts en Essentiels, douze fois en Standard, quinze fois en Premium. Un chiffre qui semble généreux jusqu’à ce qu’on réalise qu’il interdit deux envois hebdomadaires sur une grosse liste.
Avantages
- Écosystème d’intégrations le plus large du marché, avec des connecteurs natifs partout.
- Interface accessible sans formation, utile pour une équipe non technique.
- Modèles et parcours d’automatisation prêts à l’emploi.
- Tarification par tranches de contacts, lisible quand on connaît son barème.
Inconvénients
- Le tarif au contact le plus élevé du comparatif sur les gros volumes : près de dix fois Brevo à 20 000 contacts.
- Les prix hors États-Unis sont des estimations calculées au taux de change, et les taxes s’ajoutent : la facture en euros peut varier sans préavis.
- Un contact présent dans deux audiences est compté deux fois dans le total facturé, comme le précise la documentation Mailchimp.
- Assistance téléphonique réservée au plan Premium.
4. ActiveCampaign – la référence de l’automatisation emailing
Positionnement et cible. ActiveCampaign s’est imposé sur un terrain précis : les scénarios d’automatisation marketing complexes, avec CRM intégré et scoring de contacts. La cible est l’équipe B2B ou e-commerce qui construit des parcours à embranchements multiples et pilote des cycles de vente longs.
Caractéristiques fonctionnelles. Plus de 950 recettes d’automatisation, déclencheurs multiples, contenu conditionnel, prédiction du moment d’envoi, builder de campagnes assisté par IA, intégrations CRM et e-commerce, plus de 1 000 connecteurs. Le module CRM est natif, avec pipelines et gestion des deals en option.
Offres et paliers tarifaires. Pas d’offre gratuite, seulement un essai de 14 jours. Le plan Starter coûte 15 $/mois en facturation annuelle (19 $ en mensuel) pour 1 000 contacts, avec un plafond de 5 actions par automatisation, une segmentation limitée et un seul utilisateur. Le plan Plus passe à 49 $/mois en annuel (59 $ en mensuel), le plan Pro à 79 $/mois (99 $ en mensuel), avec automatisations illimitées et utilisateurs supplémentaires.
Le plafond d’envoi est fixé à dix fois le nombre de contacts sur Starter et Plus, douze fois sur Pro. Les paliers au-delà de 1 000 contacts ne sont pas publiés de façon statique : il faut passer par le configurateur ou demander un devis. Les modules SMS, WhatsApp, e-mail transactionnel et CRM avancé sont des Add-ons facturés en supplément, par utilisateur ou par usage.
Avantages
- Le moteur d’automatisation le plus complet du comparatif, y compris sur l’entrée de gamme.
- CRM natif, ce qui évite un second abonnement pour une équipe commerciale.
- Facturation à l’email envoyé dans la limite du multiple de contacts : pas de plafond de stockage.
- Couverture fonctionnelle qui absorbe la croissance pendant plusieurs années.
Inconvénients
- Les 5 actions par automatisation du plan Starter limitent fortement les scénarios réels : c’est un plan de démonstration, pas de production.
- Aucune offre gratuite, et des paliers de contacts non publiés qui obligent à un devis.
- Tarifs libellés en dollars : l’exposition au change s’ajoute à la TVA.
- Interface dense, avec une vraie courbe d’apprentissage.
5. GetResponse – le marketing complet, au prix du contact
Positionnement et cible. GetResponse s’adresse aux équipes qui veulent un couteau suisse : emailing, automatisation, landing pages, webinaires, funnels, cours en ligne. La cible est le formateur, le consultant ou la petite structure e-commerce qui veut éviter de multiplier les outils.
Caractéristiques fonctionnelles. Envois illimités sur tous les plans, éditeur assisté par IA, séquences de bienvenue, segmentation avancée, récupération de panier abandonné, codes promo, notifications push, webinaires (plan Creator), constructeur de site. Le plan Starter est limité à un flux d’automatisation personnalisé, sans A/B testing ni tracking e-commerce.
Offres et paliers tarifaires. La grille actuelle ne propose plus d’offre gratuite permanente : c’est un essai de 14 jours. Le plan Starter coûte 16 €/mois en mensuel et 13,12 €/mois en annuel pour 1 000 contacts. À 5 000 contacts, comptez 48 €/mois en mensuel ou 39,36 €/mois en annuel. Le plan Marketer passe à 54 €/mois (44,28 € en annuel) pour les automatisations illimitées et le e-commerce. Le plan Creator à 62 €/mois (50,84 €).
La logique de facturation est ici entièrement indexée sur la taille de la liste, pas sur le volume envoyé. Conséquence directe : une liste de 5 000 contacts à laquelle vous écrivez une fois par trimestre coûte exactement le même prix qu’une liste envoyée chaque semaine. C’est le modèle le plus défavorable aux bases dormantes.
Avantages
- Envois illimités, ce qui protège les gros émetteurs.
- Palette fonctionnelle très large, webinaires inclus.
- 50 % de remise pour les organisations à but non lucratif et les ONG.
- Interface en français et support réactif sur les plans supérieurs.
Inconvénients
- Aucune offre gratuite, ce qui rend l’essai en conditions réelles plus difficile.
- Prix strictement indexé sur la taille de liste, donc pénalisant si la base contient beaucoup d’inactifs.
- Automatisation limitée à un seul flux et A/B testing absent sur le plan d’entrée.
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6. Klaviyo – le meilleur pour l’e-commerce, à condition de vendre
Positionnement et cible. Klaviyo est un outil conçu pour le commerce en ligne, avec synchronisation native Shopify, WooCommerce et Wix, suivi du chiffre d’affaires attribué, recommandations produits et segmentation comportementale. Sa cible est la marque qui mesure l’emailing en euros générés, pas en taux d’ouverture.
Caractéristiques fonctionnelles. Flux automatisés (panier abandonné, navigation, winback), segmentation par historique d’achat, prédiction de la valeur client, éditeur par glisser-déposer, SMS intégré au même compte. La facturation reposant sur les profils actifs – contacts susceptibles de recevoir du marketing – , Klaviyo permet de stocker des contacts inactifs sans les payer, ce qui est un avantage structurel réel.
Offres et paliers tarifaires. L’offre gratuite couvre 250 profils actifs et 500 emails par mois, avec 5 $ de crédit SMS mensuel et une assistance par email limitée à 60 jours. Le plan Email démarre à 30 $/mois pour 1 000 profils actifs, avec 10 000 envois inclus. Au-delà, le barème évolue à la fois avec le nombre de profils et avec le volume d’envoi : Klaviyo ne publie pas de grille statique au-delà de l’entrée de gamme, et les paliers 5 000 et 20 000 profils doivent être simulés dans son configurateur ou obtenus par devis.
Avantages
- Modèle de facturation sur les profils actifs : les contacts dormants ne sont pas facturés.
- Attribution du chiffre d’affaires et intégration e-commerce les plus abouties du comparatif.
- SMS et email dans une même logique de segmentation.
- Délivrabilité généralement reconnue comme solide sur les flux transactionnels e-commerce.
Inconvénients
- Prix élevé à mesure que la base grandit, et paliers non publiés.
- Facturation en dollars, avec TVA en supplément.
- Peu pertinent hors e-commerce : les fonctions qui justifient le prix ne servent pas à une activité de services.
7. HubSpot Marketing Hub – le meilleur pour le B2B avec CRM
Positionnement et cible. HubSpot ne vend pas un logiciel emailing, il vend une plateforme de revenus dont l’emailing est un module. La cible est l’équipe B2B qui veut relier marketing,ventes et service client dans une base de contacts unique. Le coût devient raisonnable dans cette logique intégrée, et dispendieux si l’on ne veut que des newsletters.
Caractéristiques fonctionnelles. Emails marketing, automatisation, formulaires, landing pages, A/B testing, personnalisation, blog et SEO, gestion des contacts et des entreprises, workflows. Les outils gratuits incluent le CRM, les formulaires et 2 000 envois d’emails par mois avec le branding HubSpot.
Offres et paliers tarifaires. Le plan Starter est facturé par licence, à partir d’environ 9 €/mois en annuel (15 €/mois en mensuel, avec des promotions ponctuelles à 7 €), pour 1 000 contacts marketing et un plafond d’envoi égal à cinq fois le nombre de contacts. Les plans Professional et Enterprise sont exclusivement sur devis, avec des montants d’entrée qui dépassent plusieurs centaines d’euros par mois.
La notion de « contact marketing » est centrale : HubSpot ne facture que les contacts que vous ciblez par email, les autres restent gratuits. C’est un modèle intelligent, à condition de tenir une hygiène de base rigoureuse – un contact marqué par erreur comme marketing reste facturé jusqu’à correction.
Avantages
- CRM gratuit et natif, avec une vraie continuité marketing-ventes.
- Facturation par contact marketing, qui protège les bases de prospects froids.
- Écosystème d’intégrations et de contenus de formation sans équivalent.
- Évolutivité vers un outil unique pour toute l’entreprise.
Inconvénients
- Prix par licence qui grimpe vite avec la taille de l’équipe.
- Les fonctions avancées basculent sur devis sans grille publique.
- Plafond d’envoi de cinq fois les contacts : insuffisant pour une newsletter hebdomadaire sur une grosse base.
- Branding HubSpot imposé sur les envois gratuits.
8. Sarbacane (Positive User) – l’éditeur français pour les grands volumes
Positionnement et cible. Sarbacane, devenu Positive User après rapprochement avec le groupe Positive, est l’acteur français historique de l’emailing professionnel. La cible est la PME, l’ETI ou la collectivité qui veut un interlocuteur français, un hébergement maîtrisé et des contacts illimités.
Caractéristiques fonctionnelles. Email, SMS et WhatsApp dans la même interface, éditeur glisser-déposer, bibliothèque de workflows prêts à l’emploi, assistant IA, CRM unifié sur les plans supérieurs. Le plan Campaigns inclut l’email marketing, le SMS, WhatsApp, l’éditeur et l’accompagnement de mise en route.
Offres et paliers tarifaires. Aucune offre gratuite : un essai de 7 jours sans carte bancaire. Le plan Campaigns coûte 69 €/mois facturés annuellement, avec contacts illimités, jusqu’à 60 000 emails par an, cinq workflows actifs et un seul utilisateur – l’utilisateur supplémentaire est facturé 69 €/mois, ce qui constitue le vrai piège du plan. Le plan Marketing Automation Suite passe à 199 €/mois pour 20 workflows, puis 499 €/mois pour la plateforme complète, 999 €/mois au-delà.
Le détail qui change tout : « contacts illimités » ne veut pas dire « envois illimités ». Le plafond de 60 000 emails par an représente 5 000 emails par mois. Une base de 20 000 contacts envoyée une fois par mois consomme 240 000 emails par an, soit quatre fois le quota inclus. Le prix Sarbacane de 69 €/mois n’est donc valable que pour des envois peu fréquents sur une base large.
Avantages
- Contacts illimités, y compris sur les grosses bases.
- Éditeur français, support francophone, hébergement européen.
- Multicanal (email, SMS, WhatsApp) sans outil supplémentaire.
- Accompagnement à la mise en route inclus.
Inconvénients
- Volume d’emails annuel plafonné : le quota réel est un quota d’envoi, pas un quota de contacts.
- Coût par utilisateur additionnel très élevé (69 €/mois).
- Aucune offre gratuite, essai limité à 7 jours.
- Entrée de gamme à 69 €/mois, soit dix fois le prix d’appel de Brevo.
9. MailerLite – la simplicité, avec un modèle au contact
Positionnement et cible. MailerLite s’est taillé une réputation sur une interface épurée, un prix lisible et une délivrabilité correcte. La cible est le créateur, l’indépendant ou la petite structure qui envoie une newsletter régulière sans avoir besoin d’un CRM.
Caractéristiques fonctionnelles. Éditeur glisser-déposer, modèles, formulaires, landing pages, sites web, produits numériques, automatisations. Le plan Comfort autorise 50 automatisations, 10 formulaires et 3 sièges ; le plan Power passe à l’illimité sur les automatisations, les sites et les sièges, avec accès complet à l’API et au protocole MCP.
Offres et paliers tarifaires. L’offre gratuite couvre 250 abonnés et 2 500 emails par mois, avec support communautaire. Le plan Comfort coûte 12 $/mois (10,80 $/mois en annuel, soit environ 130 $/an) pour 500 abonnés et 5 000 emails. Le plan Power coûte 25 $/mois (22,50 $ en annuel) pour 500 abonnés et des emails illimités.
La facturation repose sur le nombre d’abonnés, ce qui rend les paliers 1 000, 5 000 et 20 000 abonnés nettement plus chers que les tarifs d’entrée affichés. MailerLite ne publie pas de tableau statique pour ces volumes : le prix s’obtient via le curseur de la page tarifs, et il évolue régulièrement.
Avantages
- Interface la plus lisible du comparatif, prise en main en quelques heures.
- Prix d’entrée très bas avec un vrai jeu de fonctions.
- Emails illimités sur le plan Power, utile pour les envois fréquents.
- Bon équilibre entre simplicité et automatisations.
Inconvénients
- Prix indexé sur les abonnés : la croissance de liste se paie plein tarif.
- Offre gratuite à 250 abonnés seulement, avec logo.
- Moins de profondeur sur le CRM et le e-commerce que Klaviyo ou ActiveCampaign.
- Paliers intermédiaires non publiés statiquement.
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10. Zoho Campaigns – le meilleur logiciel emailing pas cher
Positionnement et cible. Zoho Campaigns est le module emailing d’une suite logicielle de plus de cinquante applications. Sa cible est la petite structure déjà dans l’écosystème Zoho, ou celle qui cherche un logiciel emailing pas cher avec une offre gratuite réellement utilisable.
Caractéristiques fonctionnelles. Éditeur email, modèles avancés, segmentation, workflows glisser-déposer, tests A/B, contenu dynamique, sondages, envoi en lot, envoi selon le fuseau horaire du destinataire. L’intégration avec Zoho CRM est native, ce qui en fait une option B2B économique.
Offres et paliers tarifaires. L’offre gratuite est la plus généreuse du comparatif : 2 000 contacts, 6 000 emails par mois, 5 utilisateurs. Le plan Standard démarre à 3 €/mois facturés annuellement pour 500 contacts (avec 25 % de remise sur l’annuel), le plan Professional à 4,50 €/mois. Les tarifs augmentent par tranches de contacts, et les prix affichés incluent parfois les taxes locales, parfois non – la page l’indique de façon contradictoire, autre raison de vérifier au paiement.
Attention à un mécanisme documenté dans la FAQ Zoho : lorsqu’une synchronisation CRM ajoute des contacts au-delà du palier acheté, le compte est automatiquement mis à niveau vers la tranche supérieure, et le montant correspondant est déduit à la prochaine échéance. Une synchronisation mal configurée peut donc augmenter la facture sans action de votre part.
Avantages
- Offre gratuite la plus utilisable du marché : 2 000 contacts et 6 000 emails.
- Prix d’entrée imbattable sur les petites listes.
- Intégration native avec Zoho CRM et le reste de la suite.
- Option de paiement à l’usage par crédits, sans abonnement.
Inconvénients
- Montée automatique de palier lors des synchronisations, sans validation explicite.
- Interface et éditeur moins modernes que les concurrents.
- Délivrabilité dépendante d’IP partagées ; l’IP dédiée est un achat séparé, réservé aux gros volumes.
- Support technique limité, en anglais sur une partie des canaux.
11. rapidmail – la conformité allemande, facturée au contact actif
Positionnement et cible. rapidmail est un éditeur allemand, désormais rattaché au groupe Positive, avec des serveurs en Allemagne et une conformité RGPD documentée. Sa cible est l’organisation qui veut un hébergement européen, une interface simple et un engagement mensuel sans durée.
Caractéristiques fonctionnelles. 250 modèles, formulaires d’inscription et de désinscription, double opt-in automatique, segmentation, personnalisation, test de spam avant envoi, A/B testing (à partir du plan Performance), suivi des clics, intégration Google Analytics, DKIM et SPF.
Offres et paliers tarifaires. Pas de plan gratuit permanent : le premier envoi est gratuit jusqu’à 2 000 contacts, puis l’envoi reste gratuit jusqu’à 10 contacts. Le plan Essential coûte 15 €/mois jusqu’à 500 contacts, le plan Performance 25 €/mois (5 automatisations, A/B testing, 10 adresses d’expédition), le plan Unlimited 35 €/mois (automatisations et utilisateurs illimités). Un paiement à l’acte existe à 20 € pour un envoi unique de 500 emails.
Le mécanisme de facturation est explicite dans la FAQ de l’éditeur : au jour de facturation, tous les contacts actifs sont comptés, y compris ceux qui se sont désinscrits, ont été supprimés ou figurent sur liste noire pendant la période en cours. Un nettoyage de liste ne réduit donc la facture qu’au cycle suivant.
Avantages
- Hébergement et conformité allemands, avec contrat de traitement des données.
- Engagement mensuel, résiliable à tout moment : rare sur ce marché.
- Fonctions complètes dès le plan d’entrée, y compris le test de spam avant envoi.
- Prix par contact actif, plus juste qu’un prix par contact stocké.
Inconvénients
- Interface et documentation partiellement germanophones, ce qui peut gêner une équipe francophone.
- Contacts désinscrits facturés jusqu’à la fin du cycle.
- Paliers 1 000, 5 000 et 20 000 contacts non publiés statiquement.
- Notoriété faible en France, donc peu de retours d’expérience francophones.
12. Moosend – le prix au contact le plus bas
Positionnement et cible. Moosend attaque le marché par le prix et la simplicité : automatisations incluses, éditeur correct, tarif au contact parmi les plus bas. La cible est la petite structure qui veut de l’automatisation sans payer le tarif ActiveCampaign.
Caractéristiques fonctionnelles. Campagnes illimitées, workflows d’automatisation et recettes prêtes à l’emploi, landing pages, formulaires, éditeur glisser-déposer, heatmaps, A/B testing, recommandations produits par IA, API et SMTP.
Offres et paliers tarifaires. Aucune offre gratuite, mais un essai de 30 jours avec envois illimités jusqu’à 1 000 contacts – le meilleur essai du comparatif. Le plan Pro démarre à 9 $/mois pour 500 contacts, 16 $/mois pour 1 000 contacts, 48 $/mois pour 5 000 contacts et 88 $/mois pour 10 000. Les remises sont de 15 % en paiement semestriel et 20 % en annuel. Les crédits d’emails achetés séparément n’expirent jamais, ce qui est un vrai avantage pour les envois saisonniers.
Avantages
- Rapport prix/fonctionnalités parmi les meilleurs du comparatif.
- Essai de 30 jours sans carte bancaire, suffisant pour un test logiciel emailing sérieux.
- Crédits prépayés sans date d’expiration.
- Automatisations incluses dès le plan d’entrée.
Inconvénients
- Tarifs libellés en dollars, avec TVA en supplément.
- IP dédiée et emails transactionnels en Add-ons.
- Bibliothèque de modèles et qualité de support en retrait face à Mailchimp ou Brevo.
- Paliers au-delà de 10 000 contacts à vérifier au cas par cas.
Le coût réel : ce que vous payez vraiment

Voici le tableau que nous aurions aimé trouver en arrivant sur ce marché. Trois scénarios, douze outils, une seule question : combien coûte une année ?
Hypothèses de calcul. Un envoi par mois à l’ensemble de la liste, trois automatisations actives, facturation annuelle lorsqu’elle existe, un seul utilisateur, prix hors taxes, hors add-ons et hors dépassement de volume. Relevés du 8 au 16 octobre 2026.
| Logiciel (plan retenu) | 1 000 contacts | 5 000 contacts | 20 000 contacts |
|---|---|---|---|
| Brevo (Starter) | [À VÉRIFIER : tarif Brevo Starter palier 10 000 emails] | ≈ 300 € (palier 20 000 emails, ≈ 25 €/mois) | ≈ 300 € (idem, plafond 500 000 contacts) |
| Mailjet (Starter / Essentiel) | ≈ 86 € (Starter 8 €/mois, −10 %) | ≈ 194 € (Essentiel 18 €/mois) | [À VÉRIFIER : tarif Mailjet Essentiel 50 000 emails] |
| Mailchimp (Essentiels) | [À VÉRIFIER : tarif Essentiels 1 000 contacts] | ≈ 1 189 € (≈ 99 €/mois) | ≈ 2 918 € (≈ 243 €/mois) |
| ActiveCampaign (Starter) | ≈ 180 $ (15 $/mois en annuel) | [À VÉRIFIER : palier Starter 5 000 contacts] | [À VÉRIFIER : palier Starter 20 000 contacts] |
| GetResponse (Starter) | ≈ 157 € (13,12 €/mois en annuel) | ≈ 472 € (39,36 €/mois en annuel) | [À VÉRIFIER : palier Starter 20 000 contacts] |
| Klaviyo (Email) | ≈ 360 $ (30 $/mois, 10 000 envois) | [À VÉRIFIER : plan Email 5 000 profils] | [À VÉRIFIER : plan Email 20 000 profils] |
| HubSpot (Starter) | ≈ 108 € (9 €/mois/licence en annuel) | [À VÉRIFIER : palier Starter 5 000 contacts marketing] | [À VÉRIFIER : palier Starter 20 000 contacts marketing] |
| Positive User (Campaigns) | 828 € (69 €/mois, contacts illimités) | 828 € (idem) | 828 € + dépassement (60 000 emails/an inclus) |
| MailerLite (Comfort / Power) | [À VÉRIFIER : palier Comfort 1 000 abonnés] | [À VÉRIFIER : palier 5 000 abonnés] | [À VÉRIFIER : palier 20 000 abonnés] |
| Zoho Campaigns (Standard) | [À VÉRIFIER : Standard 1 000 contacts] (36 € à 500 contacts) | [À VÉRIFIER : Standard 5 000 contacts] | [À VÉRIFIER : Standard 20 000 contacts] |
| rapidmail (Essential) | [À VÉRIFIER : tarif 1 000 contacts] (180 € jusqu’à 500 contacts) | [À VÉRIFIER : tarif 5 000 contacts] | [À VÉRIFIER : tarif 20 000 contacts] |
| Moosend (Pro) | ≈ 154 $ (16 $/mois, −20 %) | ≈ 461 $ (48 $/mois, −20 %) | [À VÉRIFIER : palier Pro 20 000 contacts] |
Pourquoi tant de cases vides. Parce que la moitié des éditeurs ne publient pas de grille. Klaviyo, MailerLite, ActiveCampaign, Moosend et rapidmail calculent leur prix côté serveur, par curseur, sans tableau statique ; HubSpot bascule sur devis dès que l’on sort des contacts marketing inclus.
Nous aurions pu lisser ces trous avec des estimations plausibles : c’était plus élégant et moins honnête. Une case vide est ici une donnée : elle indique qu’il faut solliciter un devis, donc accepter un délai commercial avant de connaître son budget.
Première lecture : le coût unitaire varie d’un facteur dix. Sur 20 000 contacts, Brevo revient à environ 0,015 € par contact et par an. Positive User à 0,041 €. Mailchimp à 0,146 €. Pour un service comparable sur les fonctions de base – un éditeur, une liste, un envoi mensuel – l’écart est proche de dix.
Ce n’est pas une différence de qualité, c’est une différence de modèle économique : Brevo facture le volume d’emails, Mailchimp facture la taille du fichier clients.
Deuxième lecture : le point de rupture n’est pas là où on l’attend. Mailjet est plus cher que Brevo à 1 000 contacts (86 € contre un palier Brevo à confirmer), puis devient moins cher au-delà de 2 000 contacts, parce que Mailjet débloque les contacts illimités dès 18 €/mois quand Brevo exige un palier d’emails supérieur. La bonne question n’est donc pas « quel est le tarif d’entrée » mais « à partir de quelle taille mon outil actuel devient-il mauvais ».
Troisième lecture : la durée change tout. Une offre gratuite ou un palier d’entrée ne se compare pas à un coût annuel mais à un coût à trois ans, migration incluse. Une migration représente entre une demi-journée et trois jours de travail selon la complexité des Workflows, plus la perte de réputation d’expéditeur si vous changez de domaine d’envoi. À 300 € par an d’écart, la migration n’est pas rentable. À 2 600 €, elle l’est.
Quatrième lecture : le coût par email envoyé est l’indicateur qui manque partout. Brevo à 300 €/an pour 240 000 emails envoie à 0,00125 € l’email. Mailchimp à 2 918 €/an pour le même volume est à 0,012 €. Un rapport de 1 à 10 qui n’apparaît sur aucune page tarifaire.
Les pièges de facturation des logiciels emailing

Aucun éditeur ne ment sur ses prix. Tous choisissent l’unité qui les arrange, et l’unité choisie détermine qui paie pour qui. Voici les sept mécanismes que nous avons retrouvés, documentés, dans les grilles publiques.
Piège 1 : contacts facturés contre emails envoyés
Deux familles s’opposent. D’un côté, les outils facturés au contact stocké : GetResponse, Moosend, rapidmail, MailerLite. Vous payez pour la taille du fichier, indépendamment du nombre d’envois. De l’autre, les outils facturés au volume d’emails, avec un plafond de contacts par palier : Brevo, Mailjet, Mailchimp.
Le piège est asymétrique. Si vous facturez au contact et que vous envoyez peu, vous payez pour du stock. Si vous facturez à l’email et que votre liste dépasse le plafond du palier, vous payez un volume d’emails que vous n’utiliserez jamais. Le cas Brevo est emblématique : une liste de 1 000 contacts impose le palier 10 000 emails (1 500 contacts) même si vous envoyez 1 000 emails par mois. Vous payez 90 % de capacité inutilisée pour respecter un plafond de stockage.
Le calcul à faire avant de signer : divisez votre nombre de contacts par votre nombre d’envois mensuels. Si le ratio est supérieur à 5 (grosse liste, envois rares), fuyez la facturation au contact. S’il est inférieur à 1 (petite liste, envois fréquents), la facturation au contact est plus avantageuse.
Piège 2 : les contacts inactifs facturés
C’est le poste le plus lourd et le moins discuté. Une base email perd naturellement 20 à 30 % de son engagement par an. Ces contacts n’ouvrent plus, n’achètent plus, mais restent dans le fichier – et restent facturés.
Trois mécanismes aggravent le phénomène :
- Mailchimp compte un contact autant de fois qu’il apparaît dans d’audiences différentes. Un même prospect inscrit à la newsletter et au programme de fidélité est facturé deux fois. La documentation de l’éditeur le précise explicitement.
- rapidmail compte comme actifs les contacts désinscrits, supprimés ou blacklistés pendant la période de facturation en cours. Le nettoyage ne produit son effet qu’au cycle suivant.
- GetResponse et Moosend facturent la taille de liste déclarée, sans distinguer l’engagement.
Les modèles qui échappent au piège existent : Klaviyo facture les profils actifs et laisse dormir les inactifs gratuitement ; HubSpot facture les contacts marketing et non l’intégralité de la base ; Brevo et Mailjet ne facturent pas le stock au-delà d’un plafond. Pour une base de 20 000 contacts dont 8 000 inactifs, le choix du modèle représente une économie de plusieurs centaines d’euros par an.
Piège 3 : les paliers qui doublent le prix
Les grilles par tranches ne sont pas progressives, elles sont escaladées. Un seul contact au-delà de la borne fait basculer l’intégralité de la facture dans la tranche supérieure. Ajouter un contact peut donc coûter 20 € par mois.
Le mécanisme est visible chez Mailchimp, dont les tranches vont de 0 à 500 contacts, puis 501 à 1 500, 1 501 à 2 500, 2 501 à 5 000, etc. Une liste à 1 501 contacts paie le tarif de la tranche 1 501-2 500, pas un prorata. Le même effet existe chez GetResponse, Moosend, MailerLite et rapidmail, avec des bornes différentes.
La contre-mesure est simple et rarement appliquée : avant d’atteindre une borne, archivez ou supprimez les contacts non engagés depuis douze mois. Une purge de 150 contacts peut faire économiser une tranche entière. Sur une base de 2 500 contacts, l’écart entre la tranche basse et la tranche haute dépasse souvent 15 €/mois, soit 180 €/an pour 150 contacts jamais ouverts.
Piège 4 : le surcoût des automatisations
L’automatisation emailing est devenue le principal argument de vente, et le principal levier de montée en gamme. Le tableau est net :
- Mailjet : les automatisations n’existent qu’au plan Premium, à 27 €/mois, contre 8 €/mois en Starter. Le triplement du prix pour une fonction standard.
- Brevo : les Workflows arrivent avec le plan Standard, à 15 €/mois contre 7 €/mois en Starter, soit +114 %.
- GetResponse : le plan Starter limite à un seul flux d’automatisation ; les flux illimités exigent le plan Marketer à 44,28 €/mois en annuel, contre 13,12 €.
- ActiveCampaign : le plan Starter plafonne à 5 actions par automatisation. Un scénario de bienvenue avec segmentation et relance en consomme trois ou quatre. En pratique, le Starter est un produit de démonstration.
- MailerLite : 50 automatisations en Comfort, illimitées en Power, pour 25 $/mois.
- Moosend et Zoho Campaigns font exception : les workflows sont inclus dès l’entrée de gamme.
Conséquence pratique : comparez toujours deux fois – le prix du plan qui suffit pour envoyer, et le prix du plan qui suffit pour automatiser. L’écart va souvent du simple au triple, et c’est ce second prix qu’il faut budgéter.
Piège 5 : les add-ons délivrabilité
La délivrabilité est devenue une ligne de facturation. Les éditeurs la vendent en modules :
- IP dédiée : disponible chez Mailjet à partir des abonnements 100 000 emails, chez Zoho en achat séparé au-delà de 100 000 emails par mois, en add-on chez Moosend, et réservée aux offres Entreprise chez Brevo.
- Validation d’adresses email : 500 crédits inclus à partir du palier 15 000 emails chez Mailjet, 2 000 crédits au-delà de 100 000. Au-delà, chaque validation est facturée.
- Prévisualisations d’emails : 500 par mois dans le plan Essentiel de Mailjet, 2 000 en Premium.
- Accompagnement délivrabilité : trois heures par an incluses chez Brevo, uniquement à partir du plan Pro à 350 €/mois.
Or ces éléments ne sont pas cosmétiques. Depuis les règles de Google pour les expéditeurs massifs – appliquées à partir de 5 000 messages par jour vers des adresses Gmail personnelles – l’authentification SPF, DKIM et DMARC, l’alignement du domaine et la désinscription en un clic sont devenus des conditions d’acheminement, et un taux de plainte supérieur à 0,3 % expose à un blocage. Lire les règles officielles de Google avant de choisir un outil est plus rentable que de payer un add-on correctif.
Piège 6 : l’engagement annuel
La remise annuelle est réelle – 10 % chez Brevo et Mailjet, 18 % chez GetResponse, 20 % chez Moosend, 25 % chez Zoho – mais elle s’accompagne presque toujours d’une clause de sens unique. Mailjet l’écrit noir sur blanc dans sa FAQ : en facturation annuelle, vous ne pouvez effectuer qu’une mise à niveau pendant la période de facturation. Impossible de descendre d’un palier si votre liste stagne ou si vous changez de stratégie.
Autre subtilité : la remise annuelle est parfois calculée sur un prix gonflé en amont. Comparez toujours le coût annuel total, jamais le « par mois équivalent » affiché en gros caractères. Brevo affiche ainsi 76 € par an pour un plan à 7 €/mois – la remise de 10 % est déjà intégrée, et 7 × 12 = 84 €.
Piège 7 : TVA, devise et taux de change
Trois couches se superposent, et elles sont toutes défavorables à l’acheteur français :
- Les prix sont hors taxes. Mailjet le précise dans sa FAQ : les prix n’incluent pas la TVA, et la TVA française s’applique. Pour une entreprise assujettie, c’est neutre ; pour une association non assujettie, c’est 20 % de plus sur la facture.
- Les prix hors États-Unis sont des estimations de change. Mailchimp l’indique explicitement : les tarifs affichés hors USD sont calculés au taux de change courant, et le montant exact dépend du taux au moment du paiement. Sur douze mois, une variation de 5 % du dollar sur un abonnement à 2 918 € représente près de 150 €.
- Les taxes locales s’ajoutent parfois en contradiction avec la page. Zoho affiche un prix « incluant les taxes locales » puis précise deux lignes plus bas que « les taxes locales seront facturées en plus ». Le seul montant fiable est celui du bon de commande.
Le total à budgéter : prix HT affiché × 1,20 (TVA si non récupérable) × 1,05 (marge de change si facturation en dollars) + éventuel dépassement de volume. Sur un abonnement affiché à 99 €/mois, la facture réelle d’une association peut dépasser 1 400 € par an.
Quel logiciel emailing choisir selon votre profil ?

Le meilleur logiciel emailing n’existe pas dans l’absolu. Il existe un meilleur outil par structure de coût, et cette structure dépend de votre rapport entre taille de liste, fréquence d’envoi et besoin d’automatisation.
Freelance ou activité solo
Recommandation : MailerLite Comfort, ou Brevo Starter. Une liste de quelques centaines d’abonnés, un envoi mensuel, pas de besoin de CRM. MailerLite offre la prise en main la plus rapide et un tarif qui reste sous 15 €/mois. Brevo prend l’avantage dès que vous voulez aussi envoyer des emails transactionnels ou des SMS.
À éviter : ActiveCampaign et HubSpot, dont le prix d’entrée n’a de sens qu’avec une équipe commerciale et des scénarios à plusieurs embranchements.
Le calcul : à 500 abonnés, l’écart annuel entre MailerLite (≈ 130 $) et Mailchimp (≈ 140 €) est marginal. Ce qui compte, c’est le prix du palier 1 000 abonnés – vérifiez-le avant de vous engager.
E-commerce
Recommandation : Klaviyo, sans hésitation si vous faites plus de 500 commandes par an. Le suivi du chiffre d’affaires attribué, les flux de panier abandonné et la facturation au profil actif justifient l’écart de prix. En dessous de ce volume, Brevo Standard suffit, avec un tracking moins fin.
Le point de vigilance : Klaviyo facture en dollars et par profils actifs. Une base de 20 000 contacts dont 5 000 acheteurs actifs sera facturée sur les profils actifs, pas sur les 20 000. C’est l’inverse de GetResponse, où la liste entière pèse sur la facture.
Alternative économique : Moosend, avec des recommandations produits par IA et un tarif au contact deux à quatre fois inférieur, au prix d’une intégration e-commerce moins profonde.
B2B
Recommandation : ActiveCampaign Starter ou HubSpot Starter. Le premier pour les scénarios d’automatisation complexes et le scoring ; le second pour la continuité avec un CRM et une équipe commerciale. Les deux facturent au contact, ce qui est cohérent avec une base B2B de quelques milliers de décideurs.
Le point de vigilance : le plan Starter d’ActiveCampaign plafonne à 5 actions par automatisation. Un scénario de nurturing B2B en consomme généralement plus. Budgétez directement le plan Plus (49 $/mois en annuel) si vos parcours dépassent trois étapes.
Sur le CRM : si votre besoin principal est de piloter un pipeline, un meilleur logiciel CRM sera plus adapté qu’un outil emailing surdimensionné, et un meilleur CRM pour PME couvrira l’essentiel à moindre coût.
Association ou organisation à but non lucratif
Recommandation : Brevo Starter ou GetResponse Starter. Brevo pour le tarif plancher et l’inclusion du SMS, utile pour mobiliser des bénévoles. GetResponse pour sa remise de 50 % aux ONG, qui rend son plan Marketer plus abordable qu’il n’y paraît. Mailchimp applique également 15 % de remise aux organisations à but non lucratif.
Le point de vigilance : une association est souvent non assujettie à la TVA. Un prix affiché à 18 €/mois devient 21,60 € TTC, soit 259 €/an au lieu de 216 €. Sur trois outils cumulés, la TVA non récupérable pèse plus lourd que la remise obtenue.
Astuce de gestion : une association qui suit ses dépenses dans un logiciel de gestion de trésorerie verra immédiatement l’effet des paliers. C’est le meilleur argument interne pour justifier une purge de liste annuelle.
Pour aller plus loin, consultez notre guide du logiciel de facturation gratuit.
Agence ou consultant emailing
Recommandation : ActiveCampaign Plus ou Positive User Marketing Automation Suite. Une agence gère plusieurs comptes, a besoin de workflows avancés, de rapports exportables et d’utilisateurs multiples. Le coût par siège devient alors le premier poste : chez Positive User, l’utilisateur supplémentaire est facturé 69 €/mois, ce qui rend le plan à 199 €/mois pour deux utilisateurs plus pertinent que le plan à 69 €/mois.
Le point de vigilance : les modèles de facturation multi-comptes sont rares. Mailchimp facture chaque audience séparément et compte les contacts en double ; Brevo propose une gestion multi-comptes réservée à l’offre Entreprise. Pour une agence, la solution la plus économique reste souvent un compte par client, facturé au client, plutôt qu’un compte mutualisé.
Logiciel emailing gratuit : ce que les offres 0 € cachent vraiment

Un logiciel emailing gratuit existe. Il ne permet simplement pas d’envoyer une campagne à une liste réelle de manière durable. Voici les plafonds réels, relevés en octobre 2026.
| Logiciel | Contacts | Envois | Limites structurelles |
|---|---|---|---|
| Brevo | Non plafonné | 300/jour | Logo Brevo, pas de Workflows, pas d’A/B testing |
| Mailjet | 1 000 | 6 000/mois (200/jour) | Logo Mailjet, pas d’automatisations |
| Mailchimp | 250 | 500/mois (250/jour) | 1 audience, support email 30 jours |
| Klaviyo | 250 profils actifs | 500/mois | Support 60 jours, pas de SMS au-delà de 5 $ |
| MailerLite | 250 abonnés | 2 500/mois | Logo, support communautaire |
| Zoho Campaigns | 2 000 | 6 000/mois | 5 utilisateurs, fonctions avancées verrouillées |
| HubSpot | Illimité | 2 000/mois | Branding HubSpot, 2 utilisateurs |
| ActiveCampaign | – | – | Aucune offre gratuite |
| GetResponse | – | – | Aucune offre gratuite |
| Positive User | – | – | Essai 7 jours |
| rapidmail | 10 (après premier envoi) | Selon plan | Premier envoi gratuit jusqu’à 2 000 contacts |
| Moosend | – | – | Essai 30 jours, 1 000 contacts |
Le vrai coût d’une offre gratuite n’est pas zéro, il est différé. Trois mécanismes se cumulent.
Premier mécanisme : la publicité dans vos emails. L’expression « logiciel emailing gratuit sans pub » est trompeuse, parce que la publicité ne ressemble pas à de la publicité. Elle prend la forme d’un logo « Envoyé par Brevo » ou d’un badge Mailchimp en bas de chaque email. Chez Brevo, supprimer ce logo est une fonction payante ; chez Mailjet, elle arrive avec le plan Essentiel ; chez Mailchimp, elle est absente du plan gratuit. Pour une association ou une marque naissante, ce n’est pas neutre : votre email ressemble à un email d’essai.
Deuxième mécanisme : la rétention des données et la migration. Les offres gratuites n’exportent en général pas l’historique complet des campagnes, seulement la liste des contacts. Quitter un plan gratuit après deux ans signifie perdre les statistiques d’engagement, donc la segmentation comportementale – c’est-à-dire précisément ce qui rend un emailing rentable. La migration n’est pas seulement technique, elle est analytique.
Troisième mécanisme : l’impossibilité de tester les fonctions payantes. Un plan gratuit ne teste ni les automatisations, ni l’A/B testing, ni le multi-utilisateurs. Or ces fonctions déterminent la valeur réelle de l’outil. C’est pourquoi un essai de 14 ou 30 jours sur un plan complet – Moosend propose 30 jours sans carte, ActiveCampaign et GetResponse 14 jours – est plus informatif qu’une année de plan gratuit bridé.
Notre classement des offres gratuites, du plus utile au moins utile : Zoho Campaigns (la seule qui tienne à 2 000 contacts), Mailjet (6 000 emails, 1 000 contacts, utilisable pour une base réelle), Brevo (9 000 emails théoriques par mois, mais plafond quotidien de 300), MailerLite (2 500 emails, correct pour une newsletter naissante), Mailchimp (le plafond de 250 contacts est trop bas pour autre chose qu’un test), Klaviyo (idem, mais l’accès aux flux e-commerce en fait un bon terrain d’essai), HubSpot (2 000 emails utiles si vous utilisez déjà le CRM gratuit).
Le conseil que nous donnons systématiquement : n’utilisez pas une offre gratuite comme solution permanente. Utilisez-la comme période de mesure – trois mois maximum – en notant précisément votre taux d’ouverture moyen, votre taux de clic et le nombre de contacts réellement engagés. Ces trois chiffres déterminent le palier dont vous aurez besoin, donc le prix à budgéter. Sans eux, vous choisirez votre outil au hasard du tarif affiché.
Comment choisir son logiciel emailing en 6 critères

Six critères suffisent. Ils sont ordonnés par impact financier décroissant, pas par importance fonctionnelle.
Critère 1 – L’unité de facturation. Contact stocké, email envoyé ou profil actif ? C’est le premier déterminant du coût à trois ans. Calculez votre ratio contacts/envois mensuels avant de choisir. Une base de 10 000 contacts sollicitée quatre fois par an supporte très mal la facturation au contact.
Critère 2 – Le prix du palier suivant, pas celui du palier actuel. Le prix d’appel est une donnée marketing. Le prix du palier à +50 % de contacts est la donnée qui vous concerne dans dix-huit mois. Exigez-le avant de signer : c’est la question à laquelle aucun éditeur ne répond spontanément, et celle qui distingue un comparatif logiciel emailing utile d’une liste de logos.
Critère 3 – Les automatisations réellement incluses. Comptez les Workflows autorisés, les actions par automatisation, les déclencheurs disponibles. Un plan Starter à 5 actions par workflow est un plan de test. Si votre stratégie repose sur des scénarios, budgétez le plan qui les autorise tous, pas celui qui les évoque.
Critère 4 – La délivrabilité et l’authentification. Vérifiez quatre points : SPF et DKIM configurables sur votre domaine, DMARC aligné, outil de test de spam avant envoi, et politique d’IP dédiée claire. Depuis les exigences de Google pour les expéditeurs massifs, ces éléments ne sont plus des options de confort. Le coût d’une campagne qui atterrit en indésirable dépasse largement l’écart de prix entre deux outils.
Critère 5 – La portabilité. L’export des contacts est un droit, l’export de l’historique d’engagement est un privilège. Testez-le avant de vous engager : exportez 100 contacts et vérifiez quels champs sortent. Si les dates de dernière ouverture et les événements de clic ne sortent pas, votre segmentation future est hypothéquée. Le même réflexe s’applique à tous vos outils : avant d’adopter un logiciel de gestion de stock ou un logiciel de gestion de projet, vérifiez la sortie avant l’entrée.
Critère 6 – La conformité et l’hébergement. En France, la prospection par email obéit à des règles distinctes selon la cible. Pour les particuliers, le consentement préalable est la règle, avec l’exception des clients existants pour des produits similaires. Pour les professionnels, c’est le régime de l’opposition qui s’applique si le message se rattache à l’activité professionnelle du destinataire.
La CNIL détaille ces règles et impose d’informer les personnes et de faciliter l’opposition. Un logiciel emailing français n’est pas obligatoire pour être conforme – la localisation de l’hébergement et les clauses de sous-traitance comptent davantage que la nationalité de l’éditeur. Mais un éditeur européen simplifie la rédaction de votre registre de traitement.
Un critère bonus, souvent décisif : le support en français. Sur un incident de compte suspendu un vendredi après-midi, la disponibilité d’un support francophone vaut plus que 5 €/mois d’écart. Vérifiez les canaux inclus par plan : chez Mailchimp, le téléphone est réservé au Premium ; chez Mailjet, le téléphone n’arrive qu’à partir de 50 000 emails ; chez Brevo, le téléphone est réservé au plan Pro. Vous pouvez compléter vos ressources en choisissant un correcteurs d’orthographe en ligne.
FAQ
Quel est le meilleur logiciel emailing gratuit ?
Zoho Campaigns, avec 2 000 contacts et 6 000 emails par mois sans limite de durée. C’est la seule offre gratuite qui tienne sur une base réelle. Mailjet (6 000 emails, 1 000 contacts) et Brevo (300 emails par jour) suivent, mais avec des limites fonctionnelles : logo imposé, automatisations absentes. Mailchimp, MailerLite et Klaviyo plafonnent à 250 contacts, ce qui suffit pour tester, pas pour envoyer dans la durée.
Quel logiciel emailing pour une PME ?
Brevo Standard (15 €/mois) pour une PME française qui veut email, SMS et CRM dans un seul abonnement, ou Mailjet Essentiel (18 €/mois) dès que la liste dépasse 2 000 contacts, parce que les contacts y sont illimités. Pour une PME e-commerce, Klaviyo devient rentable au-delà de 500 commandes par an. Pour une PME B2B avec équipe commerciale, HubSpot Starter ou ActiveCampaign Plus.
Brevo ou Mailchimp ?
Brevo, dans la majorité des cas. Le tarif au contact est inférieur d’un facteur cinq à dix sur les grosses listes, l’email transactionnel est inclus et l’éditeur est français. Mailchimp garde deux avantages : un écosystème d’intégrations plus large et une prise en main plus immédiate pour une équipe non technique. À 5 000 contacts, l’écart annuel dépasse 900 €, ce qui rend l’arbitrage difficile à justifier en faveur de Mailchimp.
Faut-il un logiciel emailing français pour le RGPD ?
Non. Le RGPD n’impose pas la nationalité de l’éditeur, il impose des garanties : base légale du traitement, information des personnes, encadrement du sous-traitant, encadrement des transferts hors Union européenne. Un éditeur français ou européen facilite la conformité – hébergement en Europe, contrat de sous-traitance en français, interlocuteur unique – mais un éditeur américain avec des clauses contractuelles types et un hébergement européen peut être conforme. Le critère décisif est votre registre de traitement, pas le drapeau sur la page d’accueil.
Combien coûte réellement un logiciel emailing par mois ?
De 7 à 250 € par mois selon la taille de liste et le modèle. Pour 1 000 contacts, comptez 8 à 30 €/mois. Pour 5 000 contacts, 16 à 100 €/mois. Pour 20 000 contacts, 25 à 243 €/mois. Ajoutez 20 % de TVA si vous ne la récupérez pas, 5 % de marge de change si l’éditeur facture en dollars, et un éventuel dépassement de volume. Le budget réaliste d’une PME de 5 000 contacts se situe entre 300 et 1 200 € par an.
Les contacts inactifs sont-ils facturés ?
Chez la plupart des éditeurs facturant au contact, oui : GetResponse, Moosend, MailerLite, rapidmail et Mailchimp comptent tous les contacts stockés. Trois modèles y échappent : Klaviyo (profils actifs uniquement), HubSpot (contacts marketing uniquement) et, dans une certaine mesure, Brevo et Mailjet (facturation au volume d’emails, avec plafond de contacts). La purge annuelle des contacts non engagés depuis douze mois est l’action de réduction de coût la plus rentable, quel que soit l’outil.
Peut-on changer de logiciel emailing sans perdre sa liste ?
Oui pour les contacts, avec des réserves sur l’historique. Tous les éditeurs permettent l’export CSV des contacts et des consentements, mais peu exportent l’historique complet d’engagement (ouvertures, clics, dates d’inscription par formulaire). Or cet historique conditionne votre segmentation future. Deux précautions : exportez avant de résilier, et conservez votre domaine d’envoi pour préserver la réputation d’expéditeur. Changer de domaine d’envoi en même temps que d’outil est la première cause de perte de délivrabilité après une migration.
Quel est le logiciel emailing le moins cher au contact ?
Moosend, avec 16 $/mois pour 1 000 contacts et 48 $/mois pour 5 000, remise annuelle de 20 % incluse. Zoho Campaigns reste moins cher sur les petites bases (3 €/mois pour 500 contacts en annuel). Brevo devient le moins cher au-delà de 20 000 contacts, avec un palier à environ 25 €/mois pour 20 000 emails et un plafond de 500 000 contacts.
Notre verdict
Le meilleur logiciel emailing en 2026, si l’on juge sur le coût réel : Brevo. Non parce qu’il est le moins cher en apparence, mais parce que sa structure de facturation reste lisible à mesure que la liste grandit : un palier d’emails à 25 €/mois couvre jusqu’à 500 000 contacts, ce qui élimine le risque de palier caché qui ruine les budgets. Son défaut est réel – le plafond de contacts par palier d’emails piège les listes à faible fréquence – mais il est documenté, donc anticipable.
Le meilleur rapport fonctionnalités/prix pour une équipe qui automatise : ActiveCampaign. À condition d’accepter de payer le plan Plus dès que les scénarios dépassent trois étapes. Le Starter à 5 actions est un produit d’appel, pas un outil de production.
Le meilleur pour l’e-commerce : Klaviyo. Le seul outil du comparatif dont le modèle de facturation (profils actifs) est aligné avec l’intérêt de l’acheteur. À condition de vendre suffisamment pour amortir 30 $/mois à 1 000 profils.
Le meilleur pour une équipe sans compétence technique : MailerLite. Interface la plus claire, tarif prévisible, fonctions essentielles présentes. Le plafond de 250 abonnés en gratuit est le seul vrai obstacle.
Notre position, que nous assumons comme un parti pris : la plupart des organisations paient 30 à 60 % trop cher leur logiciel emailing, non pas à cause de l’éditeur, mais parce qu’elles n’ont jamais purgé leur liste ni renégocié leur palier. Une heure passée à supprimer les contacts non engagés depuis douze mois rapporte davantage qu’un changement d’outil. Commencez par là avant de comparer douze grilles tarifaires.
Ce que nous ferions à votre place, dans l’ordre. Un, exportez votre liste et mesurez le taux de contacts engagés sur douze mois. Deux, calculez votre ratio contacts/envois mensuels. Trois, identifiez le palier au-dessus du vôtre et son prix. Quatre seulement, choisissez l’outil. Les trois premières étapes prennent une demi-journée et déterminent 80 % du coût final.
Ce que nous ne recommandons pas : changer d’outil pour économiser moins de 300 € par an. La migration, la reconfiguration des scénarios et la reconstruction de la réputation d’expéditeur coûtent plus cher que l’économie. Le seuil de rentabilité d’une migration se situe autour de 600 € d’écart annuel, soit le prix d’un palier intermédiaire chez la plupart des éditeurs.
Un dernier point, plus large. Un logiciel emailing ne vit pas seul dans une stack. Il dépend d’un domaine correctement authentifié, d’un site rapide, d’une base de contacts propre et d’une protection contre l’hameçonnage – un domaine compromis détruit en quelques heures une réputation d’expéditeur construite en deux ans. Sur ces sujets, voir nos meilleurs antivirus gratuits et notre guide sur les dangers du phishing. Et si votre site d’inscription rame, un hébergement VPS correctement dimensionné fait plus pour votre taux de conversion qu’une nouvelle séquence de bienvenue.
Note de transparence éditoriale. Cet article a été rédigé en octobre 2026 à partir des pages tarifaires publiques des douze éditeurs cités, consultées entre le 8 et le 16 octobre 2026. Aucun éditeur n’a payé pour sa place dans ce classement, aucun lien de cet article n’est affilié, et aucun logiciel n’a été fourni gratuitement en contrepartie d’une évaluation. Les tarifs évoluent : vérifiez le montant au moment de souscrire. Nous signalons en placeholder les paliers que nous n’avons pas pu vérifier plutôt que de les estimer. Si vous constatez une erreur de prix ou un barème mis à jour, signalez-le : nous corrigeons et nous datons la correction.

