Alternative Zoom 2026 : notre sélection de 10 outils testés et leurs prix
Le marché de la visioconférence a convergé. Google Meet, Microsoft Teams, Webex, Whereby, GoTo Meeting : tous savent afficher des visages en grille, partager un écran et enregistrer une réunion. Sur le papier, Zoom n’a plus d’avance technique décisive, et chercher une alternative Zoom en 2026 devrait donc être simple.
Ce n’est pas simple. Parce que la vraie décision ne se joue pas sur les fonctionnalités, mais sur quatre lignes que presque aucun comparatif ne met côte à côte : le plafond de durée du plan gratuit, le coût réel par participant, la présence d’un enregistrement et d’une transcription utilisables, et surtout l’endroit où sont hébergées vos réunions. Une équipe française qui migre de Zoom vers un outil américain n’a rien changé sur le dernier point. Elle a seulement changé de fournisseur sous juridiction identique.
Nous avons donc testé dix outils, relevé les grilles tarifaires publiques entre le 8 et le 20 octobre 2026, et reconstitué ce que chacun coûte à 5, 20 et 100 participants.
Le verdict immédiat. Pour une équipe déjà équipée de Google Workspace, Google Meet est le remplacement le moins coûteux et le plus rapide. Pour une organisation sous Microsoft 365, Teams Essentials à 3,50 € HT par utilisateur et par mois reste le ticket d’entrée le plus bas du marché. Pour une structure qui refuse la juridiction américaine, deux chemins seulement : Tixeo, éditeur français à chiffrement de bout en bout, ou Jitsi Meet auto-hébergé, gratuit en licence mais pas en exploitation. Et pour une petite équipe qui a besoin d’un outil de visioconférence élégant sans infrastructure, Whereby Pro à 10,99 $ par mois suffit. Zoom, lui, reste pertinent – son plan Pro à 13,33 € par mois en annuel supprime la limite des 40 minutes et son écosystème reste le plus simple à opérer.
En bref
- Le meilleur remplaçant pour une équipe Google : Google Meet. Aucun coût supplémentaire jusqu’à 100 participants et 60 minutes en gratuit, 24 heures dès Business Starter.
- Le meilleur ticket d’entrée : Microsoft Teams Essentials, 3,50 € HT par utilisateur et par mois, 300 participants, 30 heures de réunion.
- Le seul vrai gratuit sans limite : Jitsi Meet en auto-hébergement. Licence à 0 €, mais il faut un serveur, des sauvegardes et une personne capable de le maintenir.
- La meilleure alternative souveraine commerciale : Tixeo. Chiffrement de bout en bout, hébergement européen, tarif sur devis uniquement – c’est son principal défaut.
- Le piège commun : les plans gratuits plafonnent tous entre 30 et 60 minutes, sauf Jitsi auto-hébergé. Passer de Zoom à un autre outil gratuit déplace la limite de 40 à 30 ou 60 minutes, elle ne la supprime pas.
- Le critère absent des comparatifs : l’hébergement. Huit des dix outils testés sont édités par des sociétés soumises au CLOUD Act. Héberger en Europe ne suffit pas à s’en extraire.
- Le coût d’une équipe de 20 personnes va de 0 € à environ 3 800 € par an selon l’outil et le niveau de fonctionnalité retenu, pour un service souvent comparable sur les fonctions de base.
Quel est le meilleur remplaçant de Zoom en 2026 ? Le comparatif en un tableau

Voici les dix outils, leurs limites gratuites et le prix du premier palier payant. Prix hors taxes, relevés sur les grilles publiques des éditeurs en octobre 2026, en facturation annuelle quand une remise existe.
| Outil | Rôle réel | Plan gratuit : durée / participants | Premier palier payant | Enregistrement + transcription | Éditeur et hébergement |
|---|---|---|---|---|---|
| Google Meet | Visioconférence intégrée à Workspace | 60 min / 100 | Business Starter ≈ 6,25 €/utilisateur/mois | Enregistrement et transcription dès Business Standard (13,60 € HT) | Google, États-Unis |
| Microsoft Teams | Hub collaboratif Microsoft 365 | 60 min / 100 | Teams Essentials 3,50 € HT/utilisateur/mois | Enregistrement et transcription inclus | Microsoft, États-Unis, résidence UE possible |
| Cisco Webex | Visioconférence entreprise et webinaires | 40 min / 100 | Starter 11 €/licence/mois | Enregistrement local gratuit, cloud payant | Cisco, États-Unis |
| Jitsi Meet | Visioconférence open source auto-hébergeable | Illimité en auto-hébergement ; 95 min sur meet.jit.si | 0 € auto-hébergé ; JaaS 99 $/mois | Via Jibri en auto-hébergement | Vous, sur votre serveur |
| Tixeo | Visioconférence souveraine à chiffrement de bout en bout | Essai 30 jours, aucun plan gratuit permanent | Sur devis, dès 10 organisateurs | Enregistrement local chiffré | Tixeo, France |
| Visio (État) | Visioconférence du secteur public | Gratuit pour les agents publics | Non commercialisé au grand public | [À VÉRIFIER : fonctions d’enregistrement] | DINUM, France, cloud OUTSCALE |
| Whereby | Salles de visio dans le navigateur | 30 min / 4 participants | Pro 10,99 $/mois | Non natif | Norvège, infrastructure UE et US |
| GoTo Meeting | Réunions et webinaires pour PME | Aucun plan gratuit, essai 14 jours | Professional 12 $/mois | Enregistrement cloud inclus | GoTo, États-Unis |
| Lark | Suite collaborative avec visio | Starter gratuit, réunions en tête-à-tête seulement | Basic 6 $/utilisateur/mois (1:1) ; Pro 12 $ | Oui, via Lark Minutes | ByteDance, Singapour |
| Noota | Assistant de réunion, pas un outil de visio | 300 minutes de transcription/mois | Pro 19 €/utilisateur/mois | Oui, c’est sa fonction première | France et Union européenne |
| Zoom (référence) | Visioconférence | 40 min / 100 | Pro 13,33 €/mois (159,96 €/an) | Enregistrement dès Pro, transcription IA en option | Zoom, États-Unis |
Trois lectures immédiates. D’abord, le plan gratuit n’est jamais un plan de production : sur dix outils, deux seulement s’affranchissent réellement d’une limite de durée (Jitsi auto-hébergé et Visio pour ses agents). Ensuite, le prix affiché par utilisateur masque des modèles différents – par organisateur, par licence, par participant actif. Enfin, la colonne hébergement sépare le marché en deux blocs qui ne se recouvrent presque pas : les outils américains et les outils européens.
Comment avons-nous évalué ces dix alternatives à Zoom ?

Une grille de sept critères, appliquée de la même manière à chaque outil. Aucun éditeur n’a eu de droit de regard, aucun n’a payé pour figurer ici.
1. La limite du plan gratuit, chiffrée. Nous avons relevé la durée maximale d’une réunion de groupe, le nombre de participants, et la fonction qui bloque en premier. C’est le déclencheur de migration le plus fréquent, et le moins documenté.
2. Le coût au participant, pas au siège. Un outil facturé par organisateur (GoTo, Tixeo) devient très différent d’un outil facturé par utilisateur (Teams, Meet, Lark) dès que l’organisation grandit. Nous avons recalculé chaque grille pour 5, 20 et 100 participants.
3. L’enregistrement et la transcription. Séparément. Un outil peut enregistrer en local sans transcription, transcrire sans enregistrer, ou facturer les deux en module. Ces combinaisons changent l’usage réel : une réunion enregistrée mais non transcrite reste inexploitable six mois plus tard.
4. La qualité et la charge réseau. Test en navigateur et en client lourd, sur des réunions de 3 à 15 personnes, avec partage d’écran et fond flou. Nous n’avons pas mesuré la latence au millième : nos observations portent sur la stabilité et la dégradation en cas de bande passante faible.
5. L’hébergement et la juridiction. Nous avons consulté les pages de confiance, les registres de sous-traitants et les contrats de sous-traitance publics. Trois points vérifiés : localisation par défaut, existence d’une résidence UE sans plan Enterprise, et nationalité de l’entité éditrice – pas seulement de ses serveurs.
6. L’interopérabilité. Rejoindre une réunion sans compte, sans installation, depuis un navigateur. C’est le test le plus discriminant pour un usage externe : clients, candidats, administrations.
7. L’effort de migration. Ce que l’on perd en quittant Zoom : historique de réunions, enregistrements hébergés, intégrations calendaires, habitudes des utilisateurs. Un outil qui exige une réinstallation complète coûte deux semaines de support interne.
Ce que nous n’avons pas fait, et qui compte. Nous n’avons pas conduit de test de charge au-delà de 30 participants simultanés, ni mesuré la qualité sur des réseaux mobiles dégradés. Nous n’avons pas audité les applications clientes ni les firmwares de salle. Enfin, nous n’avons pas testé les offres Enterprise, dont les tarifs ne sont pas publics : pour Tixeo, Lark Enterprise et GoTo Enterprise, les montants restent hors de portée d’une vérification indépendante et sont signalés comme tels.
Un mot sur les devis. Quatre outils de ce comparatif – Tixeo, Visio, Lark Enterprise, GoTo Enterprise – ne publient pas de grille complète. Ce n’est pas un détail : une alternative à Zoom dont le prix s’obtient en trois jours de échanges commerciaux n’est pas comparable à une alternative affichée à 11 € par mois. Nous le signalons à chaque fois plutôt que d’estimer.
Pour situer ces outils dans un paysage plus large, notre sélection des meilleures plateformes collaboratives couvre les suites qui intègrent visio, messagerie et documents dans un seul abonnement.
Notre sélection : les 10 alternatives à Zoom passées au crible

Dix outils, quatre familles : les suites intégrées (Google Meet, Microsoft Teams, Lark), les spécialistes de la visioconférence (Webex, GoTo Meeting, Whereby), les souverains (Jitsi Meet, Tixeo, Visio) et les assistants de réunion (Noota). Chaque fiche suit la même trame : positionnement et cible, caractéristiques fonctionnelles, offres et paliers tarifaires, avantages et inconvénients.
1. Google Meet – le remplaçant le plus rapide si vous êtes déjà chez Google
Positionnement et cible. Google Meet n’est pas vendu séparément : c’est la brique visio de Google Workspace. Sa cible naturelle est donc l’organisation qui utilise déjà Gmail et Drive professionnellement. Pour elle, Meet est une alternative à Zoom gratuite au sens strict – elle est déjà payée. Pour une structure sous Microsoft 365, l’inverse est vrai : Meet ajoute une ligne de facturation sans rien remplacer.
Caractéristiques fonctionnelles. Réunion jusqu’à 100 participants, partage d’écran avec onglet optimisé, sous-titres traduits, fond flou, sondages, salles de sous-groupes, diffusion en direct, enregistrement dans Drive, transcription automatique et prise de notes par Gemini sur les paliers supérieurs. Le point fort reste l’absence d’installation : un lien, un navigateur, pas de compte requis pour un invité externe.
Offres et paliers tarifaires. Le plan gratuit avec un compte Google personnel autorise des réunions de groupe de 60 minutes – et non 40 – avec 100 participants ; les appels à deux montent jusqu’à 24 heures. C’est déjà mieux que le plan gratuit de Zoom. Business Starter supprime la limite de durée de groupe pour 7 $ US par utilisateur et par mois en annuel (≈ 6,25 € au taux du 20 octobre 2026), avec un tarif mensuel à 8,40 $. L’enregistrement n’arrive qu’avec Business Standard, à 13,60 € HT par utilisateur et par mois, qui inclut aussi transcription et fonctions Gemini dans Meet. Les grilles françaises affichent des montants en euros.
Avantages.
- Le plan gratuit le plus généreux du marché sur la durée : 60 minutes, contre 40 chez Zoom et Webex.
- Zéro friction pour les invités externes : pas de compte, pas de client à installer.
- Enregistrement et transcription intégrés à Drive une fois Business Standard souscrit.
- La qualité réseau de Google reste parmi les plus stables sur les connexions moyennes.
Inconvénients.
- Inutile – et coûteux – si votre organisation n’utilise pas Workspace.
- L’enregistrement, fonction basique chez Zoom Pro à 13,33 €, exige ici un palier à 13,60 € par utilisateur, soit un saut tarifaire réel.
- Aucune souveraineté : éditeur américain, traitement soumis au CLOUD Act, résidence UE non acquise sur les plans standards [à confirmer sur le contrat de sous-traitance].
- Pas de webinaires natifs avant les paliers supérieurs.
2. Microsoft Teams – le remplaçant évident, à condition d’être sous Microsoft 365
Positionnement et cible. Teams n’est pas un outil de visioconférence : c’est un espace de travail qui contient de la visioconférence. Sa cible est l’entreprise déjà engagée sur Microsoft 365, où Teams est inclus dans la plupart des abonnements. Pour elle, quitter Zoom pour Teams ne coûte rien de plus – c’est même souvent une économie de licence. Pour les autres, Teams implique d’adopter tout l’écosystème.
Caractéristiques fonctionnelles. Réunions jusqu’à 300 participants sur Essentials, 30 heures de durée, enregistrement dans OneDrive ou SharePoint, transcription automatique, sous-titres, salles de sous-groupes, diffusion en direct, webinaires, appels PSTN en option, chats et canaux persistants. La valeur réelle vient de la persistance : la réunion, le document et la conversation vivent dans le même espace.
Offres et paliers tarifaires. La version gratuite permet des réunions de groupe de 60 minutes avec 100 participants, et de rejoindre une réunion par lien sans compte. Teams Essentials coûte 3,50 € HT par utilisateur et par mois en facturation annuelle : 30 heures de réunion, 300 participants, 10 Go de stockage par utilisateur. C’est le ticket d’entrée le plus bas du comparatif. Les offres Microsoft 365 Business Basic, Standard et Premium, qui ajoutent la suite Office et les fonctions avancées, se situent au-delà.
Avantages.
- Le prix d’entrée le plus bas du marché : 3,50 € HT, soit environ 42 € par an et par personne.
- 300 participants et 30 heures dès l’entrée de gamme, sans commune mesure avec le plan gratuit de Zoom.
- Enregistrement et transcription inclus, sans module séparé.
- Coût marginal nul pour une organisation déjà sous Microsoft 365.
Inconvénients.
- La version gratuite est un piège à adoption : 60 minutes suffisent à couvrir une réunion de projet, pas un atelier de trois heures.
- L’expérience est dense, l’interface chargée, et les invités externes doivent souvent accepter une étape de connexion supplémentaire.
- Aucune souveraineté de principe, même si une résidence UE est proposée via l’EU Data Boundary – c’est un engagement de localisation, pas un changement de juridiction.
- Les fonctions d’appel téléphonique et de webinaire sont facturées à part.
Notre guide complet sur Microsoft Teams détaille l’installation, la prise en main et les réglages de langue pour une équipe francophone.
3. Cisco Webex – la référence entreprise, plombée par un gratuit plus restrictif que Zoom
Positionnement et cible. Webex vise les grandes organisations et les usages à forte exigence : réunions régulières, webinaires à plusieurs centaines de participants, salles de réunion physiques, conformité. Sa cible est le service informatique qui veut un fournisseur unique pour la visio, le téléphone et les webinaires.
Caractéristiques fonctionnelles. Réunions jusqu’à 1 000 participants selon l’offre, webinaires intégrés, enregistrement local puis cloud, transcription automatique, assistant IA de réunion, sous-titres, traduction, salles de sous-groupes, sondages, contrôle de présence, chiffrement de bout en bout sur les réunions compatibles. Sur les réunions sensibles, l’enregistrement local évite qu’un contenu quitte le poste de l’organisateur.
Offres et paliers tarifaires. Le plan gratuit plafonne à 40 minutes et 100 participants – exactement la limite de Zoom, ce qui en fait le remplacement le moins utile pour un problème de durée. Starter coûte 11 € par licence et par mois (132 € par an) avec 150 participants et 24 heures de réunion ; Business 16,04 € par licence et par mois (192,50 € par an) avec 200 participants. Les offres Enterprise et webinaires sont sur devis.
Attention à un écart documenté : certaines pages Webex mentionnent 50 minutes pour le plan gratuit, alors que la grille tarifaire française officielle indique 40 minutes. C’est la grille qui fait foi au moment de la souscription [vérifier la mention affichée au moment de la commande].
Avantages.
- Robustesse éprouvée sur les grandes réunions et les webinaires.
- Enregistrement local disponible sans surcoût, avantage réel pour les contenus sensibles.
- Chiffrement de bout en bout sur les réunions compatibles.
- Intégration aux salles physiques et au téléphone d’entreprise.
Inconvénients.
- Le plan gratuit est aussi restrictif que Zoom : 40 minutes. Aucune raison de migrer pour ce motif.
- Les grilles sont complexes, et la facturation par licence se cumule avec des modules.
- L’interface est la plus dense du comparatif pour un utilisateur occasionnel.
- Éditeur américain, sans résidence UE par défaut sur les offres d’entrée.
4. Jitsi Meet – la seule alternative à Zoom réellement gratuite et open source
Positionnement et cible. Jitsi Meet est un logiciel libre, dérivé du projet Jitsi maintenu par 8×8. Sa cible est précise : les équipes techniques, les administrations, les associations et toute organisation qui veut maîtriser l’infrastructure plutôt que louer un service. C’est la réponse la plus crédible à la requête « alternative Zoom open source ».
Caractéristiques fonctionnelles. Réunions dans le navigateur sans compte, partage d’écran, chat, sondages, modération, salles de sous-groupes, diffusion en direct vers YouTube, enregistrement via le composant Jibri, transcription possible via un service tiers. L’auto-hébergement s’installe sur un serveur Debian ou Ubuntu avec Docker ; l’écosystème documente chaque brique dans le manuel officiel Jitsi.
Offres et paliers tarifaires. L’auto-hébergement est gratuit : vous payez le serveur, la bande passante et le temps d’administration, sans limite logicielle de participants. L’instance publique meet.jit.si est gratuite mais limitée à 95 minutes depuis le 9 octobre 2026 – restriction qui ne s’applique pas à votre propre serveur. Qui ne veut rien administrer peut passer par Jitsi as a Service : offre Developer gratuite jusqu’à 25 utilisateurs actifs par mois, Basic à 99 $/mois pour 300 MAU, Standard à 499 $/mois pour 1 500 MAU, Business à 999 $/mois pour 3 000 MAU, dépassement à 0,99 $ par MAU supplémentaire, selon la grille publique de 8×8.
Avantages.
- Aucune limite de durée ni de participants imposée par un éditeur : la limite devient votre serveur.
- Aucune dépendance à un fournisseur : le logiciel s’installe, s’audite et se fige dans une version.
- Données hébergées où vous décidez, ce qui règle la question du CLOUD Act par construction.
- Coût marginal quasi nul pour une organisation déjà outillée en infrastructure.
Inconvénients.
- Ce n’est pas gratuit : comptez un serveur correctement dimensionné, des sauvegardes et une personne capable de le maintenir. Un VPS d’entrée de gamme suffit pour 10 à 15 participants, pas pour 50.
- L’enregistrement exige Jibri, composant supplémentaire à installer et à dimensionner.
- La qualité dépend entièrement de votre bande passante et de votre configuration réseau.
- Aucun support éditeur : la documentation est excellente, l’assistance est communautaire.
Si vous partez sur cette voie, le dimensionnement serveur est le vrai sujet : notre comparatif des VPS chiffre la RAM nécessaire selon l’usage et le coût réel sur 24 mois, renouvellement inclus.
5. Tixeo – l’alternative française à Zoom pour les échanges sensibles
Positionnement et cible. Tixeo est un éditeur français spécialisé dans la visioconférence sécurisée, avec un argument technique précis : le chiffrement de bout en bout est le mode de fonctionnement par défaut, et les serveurs ne peuvent pas déchiffrer les flux. Sa cible est étroite et exigeante : secteur public, santé, industrie, cabinets juridiques, direction générale. C’est l’alternative à Zoom que l’on choisit pour une raison de conformité, pas de prix.
Caractéristiques fonctionnelles. Chiffrement de bout en bout de l’audio, de la vidéo et des données, salons persistants, partage d’écran, tableau blanc, chat chiffré, enregistrement local chiffré, sous-titres, gestion des salles et des droits. Trois modes de déploiement : cloud souverain, cloud privé dédié, ou installation sur vos propres serveurs (TixeoServer). L’invité externe n’a pas besoin de licence.
Offres et paliers tarifaires. Tixeo ne publie pas de prix public. TixeoCloud démarre à 10 organisateurs, TixeoPrivateCloud et TixeoServer à 50 organisateurs, avec un essai de 30 jours, selon la page des offres Tixeo. Une source tierce avance 12 € HT par organisateur et par mois pour TixeoCloud Standard, sur 12 mois et avec un minimum de 20 organisateurs – soit 240 € HT par mois – mais ce montant n’est pas confirmé sur la grille officielle [PRIX À OBTENIR PAR DEVIS]. C’est l’information la plus importante de cette fiche : sans devis, impossible de comparer Tixeo à un outil à 11 €.
Avantages.
- Chiffrement de bout en bout par défaut, et non en option à activer.
- Éditeur français, hébergement européen, aucune exposition au CLOUD Act.
- Trois modes de déploiement, dont l’installation sur site – rare sur ce marché.
- Invités externes gratuits, ce qui limite la facture aux organisateurs réels.
Inconvénients.
- Tarification exclusivement sur devis, avec des minimums de 10 à 50 organisateurs qui excluent les petites structures.
- Écosystème d’intégrations plus étroit que celui des plateformes américaines.
- Notoriété faible hors du secteur public, donc peu de retours d’expérience publics.
- Le chiffrement de bout en bout désactive certaines fonctions de transcription automatique : il faut choisir.
6. Visio – l’alternative souveraine de l’État, pas une alternative grand public
Positionnement et cible. Visio est l’outil de visioconférence développé par la DINUM et intégré à La Suite numérique. Il n’est pas commercialisé au grand public : il est destiné aux agents de la fonction publique d’État, qui l’utilisent avec leur compte professionnel. Sa présence dans un comparatif d’alternatives à Zoom se justifie pour une raison simple : c’est désormais la trajectoire officielle de l’administration française.
Caractéristiques fonctionnelles. Réunions chiffrées, partage d’écran, chat, modération, salons, connexion avec l’authentification de l’État, hébergement sur un cloud souverain opéré par OUTSCALE. Les agents peuvent inviter des personnes extérieures, qui rejoignent la réunion par un lien ouvert. La feuille de route est publique sur La Suite numérique.
Offres et paliers tarifaires. Gratuit pour les agents de la fonction publique d’État disposant d’un compte professionnel. Aucune grille publique pour les autres cas. L’État chiffre l’économie attendue de l’abandon des licences payantes à environ 1 million d’euros par an pour chaque tranche de 100 000 utilisateurs, selon l’annonce de généralisation.
Avantages.
- Coût nul pour les agents publics, avec un objectif de généralisation à l’ensemble des services de l’État d’ici 2027.
- Souveraineté par construction : éditeur public, hébergement souverain.
- Volume déjà significatif : environ 40 000 utilisateurs réguliers en janvier 2026, déploiement en cours auprès de 200 000 agents.
- Invités externes acceptés par lien.
Inconvénients.
- Inaccessible au grand public et aux entreprises : ce n’est pas une alternative à Zoom que vous pouvez souscrire demain.
- Périmètre fonctionnel plus étroit que les plateformes commerciales, notamment sur les webinaires et l’enregistrement.
- Dépend de la politique d’équipement de votre administration.
- L’annonce concerne les services de l’État : elle ne signifie pas que Visio s’impose à toute la fonction publique ni au secteur privé.
7. Whereby – la salle permanente dans le navigateur
Positionnement et cible. Whereby a construit sa différence sur un objet simple : la salle permanente avec une URL fixe, accessible dans le navigateur sans compte pour les invités. Sa cible est le consultant, le formateur, le thérapeute, l’agence – ceux qui reçoivent les mêmes personnes dans le même espace virtuel, sans créer une réunion à chaque fois.
Caractéristiques fonctionnelles. Salles à URL personnalisée, réunions dans le navigateur sans installation ni extension, partage d’écran, chat, verrouillage de salle, mode webinaire, diffusion en direct, enregistrement via des intégrations tierces. Le produit existe aussi en version API pour intégrer la visio dans une application.
Offres et paliers tarifaires. Le plan gratuit autorise 1 hôte, 1 salle et 4 participants, pour 30 minutes maximum. Pro coûte 10,99 $ par mois pour un hôte, trois salles, 100 participants et aucune limite de durée, selon la grille officielle Whereby. Les offres Embedded et Enterprise sont facturées séparément.
Avantages.
- L’expérience la plus fluide du comparatif pour un invité externe : un lien, un navigateur, rien à installer.
- Salles permanentes idéales pour les rendez-vous individuels récurrents.
- Prix d’entrée bas et lisible.
- Diffusion en direct incluse, utile pour un usage de formation.
Inconvénients.
- Le plan gratuit est le plus restrictif du comparatif : 4 participants et 30 minutes.
- Aucun enregistrement natif, ce qui exclut l’usage « réunion à compte rendu ».
- Pas de transcription IA intégrée.
- Pas d’offre entreprise souveraine clairement documentée [à vérifier].
8. GoTo Meeting – la valeur sûre pour les PME, sans plan gratuit
Positionnement et cible. GoTo Meeting reste une référence chez les PME et les cabinets qui organisent des réunions clients fréquentes avec peu de participants internes. Sa cible est l’organisation qui facture des organisateurs, pas des sièges : chez GoTo, l’abonnement est par organisateur, et les participants ne paient rien.
Caractéristiques fonctionnelles. Réunions jusqu’à 250 participants, enregistrement cloud, transcription, sous-titres, partage d’écran et d’applications, tableau blanc, sondages, salles de sous-groupes, intégrations calendaires, webinaires sur une offre dédiée. L’interface est parmi les plus sobres du marché, ce qui joue en sa faveur pour un usage non technique.
Offres et paliers tarifaires. Aucun plan gratuit permanent, seulement un essai de 14 jours. Professional à 12 $ par organisateur et par mois en facturation annuelle, jusqu’à 150 participants ; Business à 16 $ jusqu’à 250 participants ; Enterprise sur devis, selon la grille publique GoTo. Les tarifs français en euros ne figurent pas sur toutes les pages consultées.
Avantages.
- Facturation par organisateur : 20 participants ne coûtent pas plus cher que 5.
- Enregistrement cloud et transcription inclus, sans module.
- Sobriété de l’interface, adaptée aux utilisateurs occasionnels.
- Robustesse éprouvée sur les réunions clients et les webinaires.
Inconvénients.
- Aucune offre gratuite : impossible de tester dans la durée sans payer.
- Tarifs en dollars, avec exposition au change pour un acheteur français.
- Écosystème d’intégrations plus étroit que Teams ou Meet.
- Aucune réponse à un problème de souveraineté.
9. Lark – la suite chinoise qui remplace la visio et la collaboration
Positionnement et cible. Lark (édité par ByteDance) est une suite collaborative complète : messagerie, documents, tableaux, calendrier, visioconférence et assistant de réunion. Sa cible est l’équipe qui cherche à consolider plusieurs abonnements – visio, chat, docs – dans un seul outil. C’est la même promesse que Teams, avec une base d’utilisateurs différente.
Caractéristiques fonctionnelles. Messagerie, documents collaboratifs, base de données, calendrier, réunions vidéo avec partage d’écran, sous-titres, enregistrement et transcription via Lark Minutes, tableaux blancs, automatisations, workflows d’approbation. La densité fonctionnelle est réelle : c’est l’un des rares outils du panel à couvrir autant de terrain.
Offres et paliers tarifaires. C’est ici que la fiche devient délicate. Le plan Starter est gratuit, mais limité à 20 utilisateurs et à des réunions en tête-à-tête – donc inutilisable comme outil de réunion d’équipe. Basic coûte 6 $ par utilisateur et par mois et reste limité aux réunions 1:1. Pro, à 12 $ par utilisateur et par mois, ouvre les réunions jusqu’à 500 participants. Enterprise sur devis. À noter : une autre page de Lark mentionne jusqu’à 50 utilisateurs et 50 participants en gratuit, ce qui contredit la page tarifaire principale – la grille des plans fait foi, et cette incohérence doit être signalée avant tout achat.
Avantages.
- Consolidation réelle : visio, chat, docs et calendrier dans un seul abonnement.
- Transcription et comptes rendus intégrés.
- Réunions jusqu’à 500 participants sur le plan Pro.
- Tarif par utilisateur compétitif face à Teams.
Inconvénients.
- Le plan gratuit ne permet pas de réunion de groupe, ce qui disqualifie l’usage principal.
- Les paliers intermédiaires (Starter, Basic) sont facturés sans donner accès aux réunions de groupe : le vrai prix est celui de Pro, à 12 $.
- Éditeur ByteDance : la question de la juridiction se double d’une question de gouvernance des données, souvent rédhibitoire en Europe sur des données sensibles.
- Documentation et incohérences entre pages tarifaires à vérifier avant engagement.
10. Noota – l’alternative qui ne remplace pas Zoom, mais qui le complète
Positionnement et cible. Noota n’est pas un outil de visioconférence : c’est un assistant de réunion qui rejoint vos réunions Zoom, Meet ou Teams pour les enregistrer, les transcrire et produire des comptes rendus. Sa cible est l’équipe commerciale, le recruteur ou le consultant qui a besoin de la matière de la réunion, pas de la réunion elle-même. Il figure dans ce comparatif parce qu’il revient systématiquement dans les recherches d’alternatives à Zoom – et parce que la confusion mérite d’être levée.
Caractéristiques fonctionnelles. Enregistrement visible ou invisible, transcription automatique en 50 langues et plus, comptes rendus structurés, détection des actions et des décisions, recherche dans l’historique, synchronisation avec les outils commerciaux. L’éditeur est français et hébergé en Europe, ce qui explique une partie de son attractivité sur le marché français.
Offres et paliers tarifaires. Free à 0 €, avec transcription et comptes rendus inclus, un mois de stockage et environ 300 minutes de transcription par mois selon la base d’aide. Pro à 19 € par utilisateur et par mois en annuel (29 € en mensuel), avec enregistrement invisible et 6 mois de stockage. Business à 39 € en annuel (49 € en mensuel), avec stockage illimité et automatisations. Enterprise sur devis, d’après la page tarifaire Noota.
Avantages.
- Le seul outil du comparatif dont la valeur est le compte rendu, pas la réunion.
- Éditeur français, hébergement européen, argument direct face au CLOUD Act pour les transcriptions.
- Plan gratuit réellement utilisable pour tester.
- Fonctionne avec l’outil de visio que vous avez déjà : il ne vous force pas à migrer.
Inconvénients.
- Ne remplace pas Zoom : si votre problème est la limite des 40 minutes ou le coût par participant, Noota ne le résout pas.
- La transcription reste une donnée sensible : elle doit être traitée dans votre registre et couverte par le contrat de sous-traitance.
- Le prix par utilisateur s’ajoute à celui de votre outil de visioconférence.
- Résumé : c’est une alternative à l’usage de Zoom, pas une alternative à Zoom.
Pourquoi le plan gratuit de Zoom bloque-t-il à 40 minutes, et quel outil s’en affranchit vraiment ?
Zoom Workplace Basic limite les réunions de groupe à 40 minutes, avec 100 participants. Passer à Zoom Pro supprime cette limite – jusqu’à 30 heures par réunion – pour 13,33 € par mois en annuel, soit 159,96 € par an, ou 15,99 € en mensuel.
Le problème est que la plupart des « alternatives gratuites » ne résolvent rien. Voici les plafonds réels des plans gratuits, vérifiés à la source en octobre 2026.
| Outil | Durée maximale gratuite | Participants | Ce qui bloque en premier |
|---|---|---|---|
| Zoom Basic | 40 min | 100 | La durée, dès la première réunion longue |
| Webex Free | 40 min | 100 | La durée, identique à Zoom |
| Google Meet (compte personnel) | 60 min | 100 | La durée, mais 20 minutes de plus |
| Microsoft Teams (gratuit) | 60 min | 100 | La durée sur les ateliers longs |
| Whereby Free | 30 min | 4 | Les deux : durée et nombre |
| GoTo Meeting | Aucun plan gratuit | – | Tout : essai 14 jours seulement |
| Lark Starter | Tête-à-tête uniquement | 2 | Le nombre de participants |
| Jitsi (meet.jit.si) | 95 min | Selon l’instance | La durée, depuis le 9 octobre 2026 |
| Jitsi (auto-hébergé) | Illimité | Selon votre serveur | Votre infrastructure |
| Visio (agents publics) | Pas de limite annoncée | Selon l’organisation | Rien, si vous êtes agent de l’État |
Le constat est net : sur dix outils, un seul offre un usage gratuit réellement illimité, et c’est un logiciel à installer soi-même. Toutes les autres solutions « gratuites » déplacent la limite de 40 à 30, 60 ou 95 minutes. Pour une équipe qui tient des réunions d’une heure trente, aucune ne suffit.
Trois stratégies sortent de ce constat.
La première consiste à payer le moins cher possible. Teams Essentials à 3,50 € HT par utilisateur et par mois est l’entrée la plus basse du marché, avec 30 heures et 300 participants. Pour une équipe de cinq, cela représente 210 € HT par an. Aucun outil de ce comparatif ne descend en dessous à fonctionnalités comparables.
La deuxième consiste à changer de logique et à auto-héberger Jitsi. Le coût passe du tarif par utilisateur à celui du serveur : un VPS d’entrée de gamme suffit pour 10 à 15 participants, et le coût ne dépend plus du nombre de personnes invitées. Pour une association ou une équipe technique, c’est souvent le meilleur calcul à trois ans. Il faut accepter d’administrer.
La troisième consiste à contourner la limite plutôt qu’à changer d’outil. Une réunion de 40 minutes qui se termine par un nouvel appel de 40 minutes est une pratique répandue et inconfortable ; elle n’est pas une stratégie d’entreprise. En revanche, réserver l’outil gratuit aux réunions courtes et basculer les ateliers longs sur un outil payant unique – un seul compte organisateur suffit souvent – réduit la facture sans rien changer à l’organisation.
Ce que nous ne recommandons pas : migrer vers un autre outil gratuit pour échapper à la limite de 40 minutes. Vous passerez de 40 à 60 minutes chez Meet et Teams, ce qui ne couvre pas un comité de pilotage, et vous aurez perdu deux semaines en migration, en réunions d’explication et en réglages d’intégration. Le vrai seuil est ailleurs : dès qu’une organisation tient une réunion de plus d’une heure par semaine, elle doit payer, et la seule question utile est de savoir à qui.
Combien coûte réellement une réunion, par participant ?

Le prix par siège est une fiction commode. Une réunion coûte deux choses : la licence, et le temps des personnes présentes. La seconde dépasse presque toujours la première, ce qui change la façon de choisir.
Le calcul, étape par étape. Le coût horaire chargé d’un salarié s’obtient en multipliant le salaire brut annuel par un coefficient de charges – 1,42 est un repère indicatif français souvent utilisé – puis en divisant par le nombre d’heures travaillées dans l’année, soit environ 1 607 heures. Pour un salaire brut de 45 000 €, le coût horaire chargé avoisine 40 €.
Une réunion d’une heure avec six personnes rémunérées à ce niveau coûte donc environ 240 € en temps de travail, soit 40 € par participant – sans compter la licence. Répétée chaque semaine sur 47 semaines, la même réunion représente environ 11 200 € par an, hors outil.
Ce que cela change dans le choix de l’outil. Une équipe qui paie 11 € par mois et par participant pour un outil de visioconférence consacre environ 132 € par an et par personne à la licence. Ramené au coût d’une seule réunion hebdomadaire, l’outil représente environ 1 % de la dépense réelle. Autrement dit : choisir un outil de visioconférence en fonction de 2 € d’écart mensuel est une erreur d’échelle. Le critère qui compte est le temps que l’outil fait perdre ou gagner.
Le tableau du coût annuel pour une équipe de 20 personnes. Recalculé à partir des grilles publiques, en facturation annuelle, pour 20 utilisateurs disposant chacun d’un droit d’organiser.
| Outil et palier | Modèle | Coût annuel pour 20 organisateurs | Coût par participant et par réunion d’une heure (10 présents) |
|---|---|---|---|
| Jitsi Meet auto-hébergé | Serveur + exploitation | ≈ 70 € de serveur, hors temps d’admin | ≈ 0,10 € |
| Microsoft Teams Essentials | 3,50 € HT/utilisateur/mois | ≈ 840 € HT | ≈ 0,37 € |
| Google Meet (Business Standard) | 13,60 € HT/utilisateur/mois | ≈ 3 264 € HT | ≈ 1,44 € |
| Cisco Webex Starter | 11 €/licence/mois | ≈ 2 640 € | ≈ 1,16 € |
| Whereby Pro | 10,99 $/mois par hôte | ≈ 2 400 $ pour 20 hôtes | ≈ 1,05 € |
| GoTo Meeting Professional | 12 $/organisateur/mois | ≈ 2 880 $ | ≈ 1,27 € |
| Zoom Workplace Pro | 13,33 €/mois | ≈ 3 200 € | ≈ 1,41 € |
| Lark Pro | 12 $/utilisateur/mois | ≈ 2 880 $ | ≈ 1,27 € |
| Tixeo | Devis, dès 10 organisateurs | [PRIX À OBTENIR PAR DEVIS] | Non calculable |
| Noota Pro (en complément) | 19 €/utilisateur/mois | ≈ 4 560 € | S’ajoute à la visio |
Quatre enseignements. D’abord, l’écart entre le moins cher et le plus cher se situe autour d’un facteur quatre – pas d’un facteur dix, contrairement à ce que suggèrent les pages tarifaires. Ensuite, le coût par participant et par réunion reste sous les 2 € dans tous les cas, soit une fraction du coût du temps de présence.
Troisièmement, l’auto-hébergement de Jitsi écrase la comparaison sur le plan financier, mais il faut valoriser le temps d’administration, qu’aucun tableau ne capture. Enfin, Tixeo sort du calcul : sans devis, une direction financière ne peut pas l’arbitrer, ce qui est paradoxal pour un outil vendu sur la conformité.
Le coût caché le plus fréquent : les participants non licenciés. Les modèles par organisateur (GoTo, Tixeo, Whereby) permettent d’inviter gratuitement un nombre illimité de participants. Les modèles par utilisateur (Teams, Meet, Lark) facturent tous ceux qui ont besoin d’un compte.
Une organisation qui compte beaucoup de participants occasionnels et peu d’animateurs a donc intérêt à privilégier la facturation par organisateur – même à un prix unitaire plus élevé.
Le second coût caché : la migration. Changer d’outil de visioconférence implique de republier des liens de réunion permanents, de réexpliquer les procédures aux invités externes, de réimporter les contacts et de reformer les utilisateurs. Sur une équipe de 20 personnes, comptez deux à cinq jours de travail interne.
À 40 € de coût horaire chargé, cela représente entre 600 € et 1 500 € – soit, selon l’outil retenu, une à deux années de licence. C’est le principal argument en faveur du statu quo, et il mérite d’être posé explicitement avant toute décision.
Si votre besoin dépasse la réunion ponctuelle et touche à la coordination d’équipe, la question du coût par outil se pose différemment : un logiciel de gestion de projet bien choisi réduit le nombre de réunions nécessaires, ce qui économise plus que n’importe quelle négociation de licence.
Où sont hébergées vos réunions, et que change le CLOUD Act au choix d’une alternative à Zoom ?

C’est le critère que les comparatifs anglophones n’abordent presque jamais, et celui qui décide le plus souvent dans une administration, une PME réglementée ou un cabinet. La question n’est pas « où sont les serveurs ? » mais « qui contrôle l’entité qui détient mes données ? ».
Le cadre juridique en trois points. Le RGPD encadre le traitement et les transferts ; son article 48 limite la reconnaissance des décisions d’autorités de pays tiers. Le CLOUD Act américain, lui, permet aux autorités des États-Unis d’exiger d’un fournisseur soumis à leur droit la communication de données qu’il détient ou contrôle – y compris lorsque ces données sont stockées en Europe.
La CNIL documente les obligations qui pèsent sur le responsable de traitement dans son guide RGPD, et les analyses juridiques spécialisées détaillent l’articulation entre CLOUD Act et article 48 du RGPD.
Deux conséquences pratiques. Premièrement, héberger en Europe ne suffit pas : un centre de données à Francfort chez un éditeur américain reste sous contrôle d’une société de droit américain. Deuxièmement, une réunion produit des données plus nombreuses qu’on ne le croit : enregistrements, transcriptions, chat, liste des participants, métadonnées de connexion, journaux d’administration.
Où vont réellement vos données dans les dix outils testés.
| Outil | Éditeur et juridiction | Résidence UE possible ? | Auto-hébergement |
|---|---|---|---|
| Jitsi Meet | Communauté et 8×8, logiciel libre | Oui, par construction | Oui |
| Tixeo | Tixeo, France | Oui (France) | Oui (TixeoServer) |
| Visio | DINUM, France | Oui, cloud souverain OUTSCALE | Non (service public) |
| Noota | France et UE | Oui | Non |
| Whereby | Norvège | Partielle, selon l’offre | Non |
| Microsoft Teams | États-Unis (Microsoft) | Oui, via l’EU Data Boundary | Non |
| Google Meet | États-Unis (Google) | Partielle, selon le contrat | Non |
| Cisco Webex | États-Unis (Cisco) | Partielle, sur offres supérieures | Non |
| GoTo Meeting | États-Unis (GoTo) | Non documentée sur l’entrée de gamme | Non |
| Lark | ByteDance, Singapour | Limitée | Non |
| Zoom (référence) | États-Unis (Zoom) | Oui, pour les clients payants éligibles | Non |
Trois niveaux de réponse, pas deux. La confusion la plus fréquente consiste à traiter la question comme binaire – souverain ou pas. En réalité, trois niveaux coexistent.
Le niveau contractuel. Les éditeurs américains proposent un contrat de sous-traitance, des clauses contractuelles types, une certification au Data Privacy Framework UE-États-Unis et, pour certains, une résidence des données en Europe.
Microsoft va le plus loin avec l’EU Data Boundary ; Zoom propose une option de centres de données européens pour les clients payants éligibles, comme le détaille sa page de conformité RGPD. Cela réduit les transferts, pas la juridiction.
Le niveau opérationnel. Le chiffrement de bout en bout change la nature du risque : lorsque les clés sont générées par les appareils des participants, l’opérateur ne peut pas déchiffrer le contenu, même s’il y est contraint. Zoom le propose en option sur les réunions compatibles, et documente les limites de ce mode dans son centre d’aide. Tixeo en fait son mode par défaut.
Attention toutefois : l’E2EE protège le contenu de la réunion, pas nécessairement les métadonnées, l’administration du compte ni les enregistrements stockés séparément. Zoom l’a appris à ses dépens en 2020, lorsque l’usage du terme « chiffrement de bout en bout » a été contesté avant la mise en place d’une véritable option distincte.
Le niveau structurel. Seuls trois outils du panel permettent de sortir de la dépendance à un éditeur : Jitsi Meet, Tixeo et Visio. Les deux premiers sont accessibles à une entreprise ; le troisième est réservé au secteur public. C’est la seule réponse qui traite réellement la question du CLOUD Act, parce qu’elle agit sur la nationalité de l’entité qui détient les données, pas sur leur emplacement.
Ce que nous recommandons selon la sensibilité. Pour des réunions commerciales courantes, la résidence UE contractuelle suffit et le critère de choix doit rester l’usage. Pour des réunions portant sur des données de santé, des dossiers RH, des secrets industriels, des marchés publics ou des données de mineurs, il faut viser le niveau structurel : Tixeo, Jitsi auto-hébergé, ou la solution imposée par votre organisation.
Entre les deux, il existe une zone grise fréquente – les réunions de direction, les comités d’audit – pour laquelle l’activation du chiffrement de bout en bout sur un outil américain est un compromis acceptable, à condition de l’assumer par écrit dans votre analyse d’impact.
Le piège de la transcription IA. C’est le point qui a le plus changé depuis 2024. Un outil qui transcrit envoie l’audio de vos réunions à un service de reconnaissance vocale, souvent opéré par un sous-traitant tiers, parfois hors Union européenne. Autrement dit : la fonction la plus utile est aussi la plus exposée.
Microsoft, Google, Cisco et Noota documentent ce traitement ; pour les autres, la liste des sous-traitants est le premier document à demander. Un outil de visioconférence souverain dont la transcription passe par un fournisseur américain n’est souverain que sur la moitié du chemin – le choix de l’option de transcription est donc aussi important que celui de l’outil.
Le test à faire en cinq minutes. Demandez trois documents avant de signer : le contrat de sous-traitance, la liste à jour des sous-traitants, et le lieu de traitement des enregistrements et transcriptions. Si l’un des trois manque, vous n’avez pas l’information nécessaire pour décider. Et si la réponse à « où sont hébergés les enregistrements ? » est « dans le cloud », vous n’avez pas eu de réponse.
Pour une équipe en télétravail qui cherche d’abord à bien s’équiper, notre sélection de 10 outils pour le télétravail complète cette analyse sur le poste de travail, la messagerie et le partage de fichiers.
Quel outil choisir selon votre usage ?

Sept profils, sept réponses. Le bon outil dépend du déclencheur de la migration – la limite de durée, le coût, la conformité ou la fonctionnalité manquante – et non du classement général.
Vous êtes déjà sous Google Workspace : Google Meet, sans hésiter. L’outil est déjà payé, l’adoption est immédiate, l’enregistrement arrive avec Business Standard. Le seul arbitrage est de savoir si vous acceptez 13,60 € HT par utilisateur pour l’enregistrement et la transcription, ou si vous gardez Zoom Pro à 13,33 € pour cette fonction.
Vous êtes sous Microsoft 365 : Teams Essentials. À 3,50 € HT par utilisateur, c’est le meilleur rapport puissance/prix du comparatif. 300 participants et 30 heures dès l’entrée de gamme, sans module supplémentaire.
Vous voulez le moins cher possible : Teams Essentials, ou Jitsi auto-hébergé si vous avez une compétence serveur. Aucune autre option ne descend aussi bas. Une équipe de cinq personnes paie 210 € HT par an chez Teams, ou environ 70 € de serveur chez Jitsi – plus le temps d’administration.
Vous traitez des données sensibles : Tixeo, ou Jitsi auto-hébergé. Tixeo si vous voulez un fournisseur, un contrat et un support. Jitsi si vous voulez la maîtrise totale et acceptez l’exploitation. Dans les deux cas, refusez la transcription par un sous-traitant non européen.
Vous êtes une administration ou un établissement public : Visio pour les agents de l’État. L’outil est gratuit, souverain, et sa généralisation est engagée. Pour les collectivités et les établissements non couverts, Tixeo reste la voie commerciale la plus cohérente.
Vous êtes consultant, formateur ou thérapeute : Whereby Pro. Une salle permanente, un lien stable, aucun logiciel à installer côté client, 10,99 $ par mois. C’est l’outil le plus adapté au rendez-vous individuel récurrent, malgré l’absence d’enregistrement natif.
Vous voulez remplacer Zoom pour la qualité des comptes rendus : Noota, en complément. Noota ne remplace pas Zoom, il l’exploite. Pour une équipe commerciale, c’est un investissement de 19 € par utilisateur et par mois qui se rentabilise sur le suivi des actions – pas sur la visio.
Deux cas particuliers à traiter à part. Les webinaires : aucun outil du panel ne couvre proprement un événement à 500 participants sans palier supérieur. Webex et GoTo disposent des offres les plus matures, et Zoom reste solide sur ce terrain. Les salles de réunion physiques : Teams et Webex sont les seuls à proposer une intégration sérieuse aux équipements de salle, ce qui pèse souvent plus lourd que le prix par utilisateur dans une organisation multi-sites.
Le critère qui tranche en dernier. Si deux outils sont à égalité sur le prix et les fonctions, prenez celui que vos utilisateurs ouvrent sans réfléchir. Un outil de visioconférence mal adopté coûte plus cher que n’importe quelle licence : chaque réunion démarre par cinq minutes de dépannage, et ces cinq minutes, multipliées par le nombre de participants et par le nombre de réunions, dépassent largement l’écart de prix annuel.
Un mot sur les outils périphériques. Une visioconférence ne vit pas seule : elle s’articule avec l’email, le calendrier et les espaces de travail. Si votre décision touche à l’ensemble de la stack, notre comparatif du meilleur logiciel emailing applique la même méthode aux coûts réels par contact, et celui des outils no code montre comment automatiser les comptes rendus et les relances sans développement. C’est souvent là que se trouve le gain de temps réel, bien avant le choix de la plateforme vidéo.
FAQ
Quelle est la meilleure alternative gratuite à Zoom ?
Pour un usage réel, Google Meet est la meilleure alternative gratuite à Zoom : 60 minutes et 100 participants avec un compte Google personnel, sans installation pour les invités. Microsoft Teams gratuit offre les mêmes plafonds. Si vous avez besoin d’absence totale de limite, la seule option gratuite est Jitsi Meet en auto-hébergement – mais elle suppose un serveur et une personne capable de le maintenir. Les autres plans gratuits (Whereby 30 minutes et 4 participants, Lark en tête-à-tête, GoTo sans offre gratuite) ne permettent pas de tenir une réunion d’équipe réelle.
Existe-t-il une alternative à Zoom sans limite de temps ?
Oui, trois cas seulement. Jitsi Meet en auto-hébergement n’impose aucune limite logicielle : la limite devient la capacité de votre serveur. Tixeo ne limite pas la durée des réunions, mais l’outil est facturé sur devis dès 10 organisateurs. Visio, l’outil de l’État, est sans limite annoncée mais réservé aux agents publics disposant d’un compte professionnel. Toutes les autres offres gratuites plafonnent entre 30 et 95 minutes, et tous les plans payants du comparatif dépassent 24 heures : la limite de durée est un levier commercial, pas une contrainte technique.
Quelle alternative à Zoom pour une entreprise française soumise au RGPD ?
Trois réponses selon la sensibilité des échanges. Pour des réunions courantes, un éditeur américain avec contrat de sous-traitance, clauses types et résidence UE (Teams, Meet, Webex) est utilisable, à condition de documenter le transfert dans votre registre. Pour des données sensibles – santé, RH, secret industriel, marchés publics – il faut une solution dont l’éditeur échappe à la juridiction américaine : Tixeo, Jitsi Meet auto-hébergé, ou Visio pour le secteur public. Dans tous les cas, vérifiez séparément le lieu de traitement de la transcription : c’est le poste le plus souvent oublié, et le plus exposé.
Peut-on remplacer Zoom par un outil open source ?
Oui, et Jitsi Meet est aujourd’hui la seule option mature pour la visioconférence. Le logiciel s’installe sur un serveur Debian ou Ubuntu, gère les réunions dans le navigateur sans compte, et s’interface avec des services de transcription tiers. Trois réserves : l’enregistrement exige le composant Jibri, la qualité dépend de votre bande passante, et l’exploitation (mises à jour, sauvegardes, certificats) reste à votre charge. Pour une équipe technique, c’est souvent le meilleur calcul à trois ans. Pour une PME sans compétence serveur, ce n’est pas une alternative mais un projet.
Quels outils de visioconférence fonctionnent sans installation ?
Google Meet, Whereby et Jitsi Meet fonctionnent entièrement dans un navigateur, côté organisateur comme côté invité. Microsoft Teams et Webex permettent à un invité de rejoindre par navigateur, mais l’expérience complète suppose le client lourd. Zoom reste le plus dépendant de son application : la version web existe, mais elle est régulièrement bridée pour pousser à l’installation. Pour des réunions avec des interlocuteurs externes peu technophiles – candidats, clients, administrations – , le critère « aucun compte, aucune installation » élimine d’emblée la moitié du marché.
Combien coûte un remplacement de Zoom pour une équipe de 20 personnes ?
De 70 € à environ 4 560 € par an selon l’outil et le modèle. Jitsi auto-hébergé revient au prix du serveur, environ 70 € par an pour une instance d’entrée de gamme, hors temps d’administration. Teams Essentials représente environ 840 € HT par an pour 20 utilisateurs. Webex Starter environ 2 640 €, GoTo Meeting Professional environ 2 880 $, Google Meet Business Standard environ 3 264 € HT, et Noota Pro en complément environ 4 560 €. Si l’on ajoute le coût de migration – deux à cinq jours de travail interne – , l’écart entre les options les plus chères et les moins chères se resserre sur la première année.
Note de transparence éditoriale
CritiquePlus peut percevoir des revenus de services d’audit produit, de test et de visibilité SEO vendus à des éditeurs technologiques. Ce modèle est documenté sur notre page de transparence, et il implique une règle que nous appliquons ici sans exception : aucun éditeur n’a payé pour figurer dans ce comparatif, pour obtenir une note ou pour influencer un verdict. Aucun lien de cet article n’est un lien d’affiliation.
Les tarifs cités proviennent des pages publiques des éditeurs, consultées entre le 8 et le 20 octobre 2026. Ils sont hors taxes, en facturation annuelle lorsqu’une remise existe, et convertis à 1 € = 1,12 $ lorsque la grille est libellée en dollars – conversion indicative, le montant réel dépendant du taux appliqué au paiement. Les prix de la visioconférence changent plusieurs fois par an : vérifiez le montant au moment de souscrire.
Lorsqu’un tarif n’est pas publié, nous l’indiquons par un placeholder explicite – [PRIX À OBTENIR PAR DEVIS] ou [À VÉRIFIER] – plutôt que de l’estimer. Ce comparatif contient plusieurs de ces marqueurs, et ce n’est pas un défaut de rédaction : c’est le reflet d’un marché où Tixeo, Lark Enterprise, GoTo Enterprise et les offres publiques de Visio ne publient pas de grille. Un comparatif qui afficherait des chiffres à ces endroits serait plus élégant et moins honnête.
Enfin, nous n’avons pas testé les offres Enterprise, ni conduit de test de charge au-delà de 30 participants simultanés. Les éléments de conformité cités proviennent de documents publics et ne constituent pas un avis juridique : faites valider votre configuration par votre conseil. Si vous constatez une erreur de prix ou une grille mise à jour, signalez-la – nous corrigeons et nous datons la correction.

