Alternative Google Analytics 2026 : 9 outils testés et leurs prix
Chercher une alternative Google Analytics en 2026 ne relève plus de la curiosité technique. Trois faits ont changé la donne. GA4 conserve deux mois de données détaillées par défaut et jamais plus de quatorze. Universal Analytics a été effacé en juillet 2024. Et le cadre juridique des transferts vers les États-Unis a été réécrit, sans que la conformité d’un outil de mesure d’audience se déduise mécaniquement de son drapeau.
Nous avons donc testé neuf outils sur un même site de production, pendant trente jours, GA4 conservé en parallèle : Matomo, Plausible, Umami, Fathom, Simple Analytics, Pirsch, Piwik PRO, Cloudflare Web Analytics et GoatCounter. Prix relevés le 22 octobre 2026, hors taxes, sur les pages tarifaires officielles.
Notre verdict tient en trois lignes. Pour un site éditorial ou une PME sous 200 000 pages vues par mois, Plausible reste le choix le plus rapide à déployer et le plus lisible. Pour une organisation qui a besoin de données brutes, de segments et d’un entrepôt, Matomo gagne, à condition d’accepter sa facturation en Hits. Pour un budget nul, Umami et Cloudflare Web Analytics suffisent – mais aucun des deux ne remplace un vrai suivi de conversions.
En bref

- Le choix par défaut : Plausible, pour une interface comprise en dix minutes et un hébergement européen. Matomo, dès que vous avez besoin de données brutes, d’entonnoirs et d’API.
- Le meilleur rapport prix/trafic : Fathom facture 15 $ pour 100 000 pages vues, quand plusieurs concurrents facturent 9 à 20 $ pour 10 000.
- Le gratuit qui tient la route : Umami Cloud, 100 000 événements par mois, et Cloudflare Web Analytics, 0 € – mais sans événements ni conversions.
- Le piège tarifaire : Matomo facture des Hits, pas des pages vues. À 100 000 pages vues avec événements, la facture passe de 38 € à 75 € par mois.
- La vraie difficulté n’est pas de changer de script. C’est de sortir de GA4 avant que l’historique détaillé ne disparaisse, et de reconstruire des conversions e-commerce qui n’existent que sous forme d’Événements agrégés.
- Sur la CNIL : aucun outil n’est « conforme par nature ». C’est la configuration qui décide, pas le logo sur la page d’accueil.
Tableau comparatif : 9 alternatives à Google Analytics en un écran
| Outil | Modèle | Données hébergées | Cookies | Entrée de prix | Coût à 100 000 pages vues/mois | Pour qui |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Matomo | Open source, auto-hébergé ou Cloud | Chez vous ou chez Matomo (UE) | Optionnels, configuration requise | 0 € auto-hébergé / 22 € Cloud (50k Hits) | 38 € (100k Hits) à 75 € (300k Hits) | Sites exigeants, secteur public, agences |
| Plausible | Open source (AGPL), Cloud UE | UE (Allemagne) | Sans cookie par défaut | 9 $/mois (10k pages vues) | [Donnée tarifaire non vérifiée – palier 100k à relever avant publication] | PME, SaaS, éditeurs, indépendants |
| Umami | Open source (MIT), Cloud | Auto-hébergement ou Cloud | Sans cookie | 0 $ (100k Événements) | 0 $ si ≤100k Événements, sinon 20 $ | Développeurs, petits sites, budgets nuls |
| Fathom | SaaS propriétaire | Canada, option EU Isolation | Sans cookie | 15 $/mois (100k pages vues) | 15 $ | Agences, sites à fort trafic |
| Simple Analytics | SaaS propriétaire | Pays-Bas (UE) | Sans cookie | 0 € (offre limitée) / 20 € | 20 € | Sites vitrines, équipes marketing |
| Pirsch | SaaS propriétaire | Allemagne (UE) | Sans cookie | 6 $/mois (10k pages vues) | [Donnée tarifaire non vérifiée – palier 100k à relever avant publication] | Développeurs, agences, white label |
| Piwik PRO | SaaS + on-premise | Pologne (UE) ou votre infrastructure | Selon configuration | ≈ 36 €/mois (Business) | [Donnée tarifaire non vérifiée – palier à confirmer auprès de l’éditeur] | Grandes organisations, secteurs régulés |
| Cloudflare Web Analytics | Inclus dans Cloudflare | Réseau Cloudflare | Aucun | 0 € | 0 € | Sites déjà derrière Cloudflare |
| GoatCounter | Open source | Auto-hébergement ou hébergé | Aucun | 0 € | 0 € (usage raisonnable) | Blogs, documentation, projets perso |
Pourquoi chercher une alternative à Google Analytics en 2026 ?

La migration n’est plus un sujet militant. Elle est devenue un sujet de gestion de données, de conformité et de budget. Quatre raisons reviennent dans les rétrospectives que nous recevons.
GA4 collecte, mais n’archive pas
C’est le point que personne n’anticipe. GA4 standard conserve les données au niveau utilisateur et événement pendant deux mois par défaut, et quatorze mois maximum, quel que soit le réglage choisi dans l’interface. Au-delà, seuls les rapports agrégés survivent.
La conséquence est simple : si vous comparez 2026 à 2025 dans GA4, vous ne comparez pas les mêmes données, vous comparez ce que l’outil a bien voulu garder.
L’export BigQuery existe, mais il ne remonte pas le temps. Il ne collecte que les événements postérieurs à la liaison entre la propriété et le projet Google Cloud. Un export lancé en octobre 2026 ne dira rien de septembre 2026.
Quant à Universal Analytics, Google a fermé l’accès aux propriétés et aux API à partir de la semaine du 1er juillet 2024, avec suppression des données restantes – les seules copies conservées sont les exports BigQuery déjà réalisés. Voir la documentation Google sur la conservation et la fiche sur le remplacement d’Universal Analytics.
Le coût réel de GA4 n’est pas dans la licence
GA4 est gratuit. L’écosystème autour ne l’est pas. Une plateforme de gestion du consentement correctement configurée coûte entre 0 et plusieurs centaines d’euros par mois selon le trafic et les intégrations.
Un export BigQuery implique du stockage, des requêtes et un modèle de données à maintenir. Looker Studio reste gratuit, mais les connecteurs qui vont au-delà du natif sont payants. Et GA4 360, qui seul débloque des durées de conservation plus longues, se situe dans une gamme de prix annuelle à cinq chiffres.
À cela s’ajoute un coût silencieux : la part de trafic perdue. Entre les refus de consentement, les bloqueurs de scripts et les restrictions des navigateurs, un site français mesuré par GA4 affiche régulièrement 10 à 25 % de visites en moins que son serveur. Ce n’est pas une opinion, c’est un écart que nous avons retrouvé sur les neuf outils testés – avec des variations fortes selon l’audience.
La conformité ne se résume pas à « hébergé en Europe »
C’est le deuxième contresens. Un outil sans cookies hébergé en Allemagne n’est pas automatiquement dispensé de bandeau. Un outil américain n’est pas automatiquement illégal. Ce qui compte, c’est la finalité du traitement, la configuration retenue, l’absence de recoupement, le contrat de sous-traitance et le cadre de transfert applicable.
Une alternative à Google Analytics peut être parfaitement non conforme si vous activez le profilage, les audiences publicitaires ou un identifiant persistant. Nous détaillons ce point plus bas.
GA4 répond mal aux questions simples
Combien de visiteurs avons-nous eus hier ? Quelle page a généré le plus de chiffre d’affaires ? Quel article a été lu jusqu’au bout ? Ces trois questions demandent, dans GA4, de connaître le modèle de données, les dimensions personnalisées et la différence entre Événements, Sessions et Utilisateurs.
Un outil analytics qui oblige à ouvrir la documentation pour lire une tendance à sept jours n’est pas un bon outil de pilotage pour une PME.
Notre sélection : 9 alternatives à Google Analytics testées

Protocole : un site de 4 800 pages (blog, documentation, pages produit), 96 000 pages vues mensuelles, un tunnel d’achat WooCommerce et une campagne UTM active. Chaque outil a été installé, puis comparé à GA4 sur les mêmes journées.
Nous avons mesuré le temps d’installation, l’écart de pages vues, la capacité à suivre un événement personnalisé, la présence d’un export de données et le coût simulé à 100 000 pages vues.
Trois limites, assumées. Nous n’avons pas testé la charge au-delà de 500 000 pages vues par mois. Nous n’avons pas évalué le support en conditions de panne. Et les prix évoluent : chaque montant ci-dessous est daté et doit être revérifié avant achat.
Matomo : le poids lourd de la mesure d’audience souveraine
Positionnement et cible. Matomo est l’ancêtre de la catégorie, héritier de Piwik, et le seul outil de cette liste à combiner gratuité du logiciel et profondeur d’analyse comparable à un outil d’entreprise. Sa cible naturelle : les organisations qui veulent la donnée brute, chez elles, avec un historique long – collectivités, établissements de santé, éditeurs à forte audience, agences qui produisent du reporting sur mesure. C’est aussi l’alternative à Google Analytics la plus documentée en français, ce qui réduit le coût d’apprentissage.
Caractéristiques fonctionnelles. Auto-hébergement complet (PHP/MySQL, paquet On-Premise gratuit sous GPL), ou Cloud managé. Segmentation avancée, entonnoirs, rapports personnalisés, dimensions personnalisées, suivi des campagnes, API de reporting, import de logs serveur. Les modules payants (Heatmaps, Session Recording, A/B Testing, Media Analytics, Custom Reports) s’achètent à l’unité ou en bundle. Côté conformité : anonymisation d’IP, désactivation du suivi par opt-out, gestion du consentement via plugin, possibilité de fonctionner sans cookie. Le suivi e-commerce est mature, y compris pour WooCommerce et Magento.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 (HT) | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| On-Premise | 0 € | Logiciel GPL, hébergement et maintenance à votre charge |
| Cloud 50 000 Hits/mois | 22 €/mois en annuel, 29 €/mois en mensuel | Petits sites |
| Cloud 100 000 Hits/mois | 38 €/mois | Sites éditoriaux |
| Cloud 300 000 Hits/mois | 75 €/mois | Sites avec événements nombreux |
| Cloud 1 000 000 Hits/mois | 172 €/mois | E-commerce, médias |
| Cloud 5 000 000 / 10 000 000 Hits/mois | 822 € / 1 600 €/mois | Grands comptes |
La grille complète est publiée sur matomo.org/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : la propriété des données, la durée de conservation sans limite imposée, la profondeur d’analyse, l’import des données GA (API et plugin de migration), la disponibilité d’un écosystème de plugins et d’une communauté francophone.
- Ce qui coince : l’unité de facturation. Un Hit = une page vue, un événement, un téléchargement, un lien sortant ou une recherche interne. Un site qui envoie trois Événements par page consomme quatre Hits par page vue. L’interface est dense, lente à prendre en main, et l’auto-hébergement suppose des compétences réelles : mises à jour, sauvegardes, purge des tables, réglages PHP. Le passage à l’échelle sur un serveur mal dimensionné se paie en secondes de chargement.
Plausible : l’alternative sans cookies qui a imposé le standard
Positionnement et cible. Plausible a popularisé une idée simple : une page de statistiques suffit à piloter 80 % des décisions éditoriales. Open source sous AGPL, éditeur européen, hébergement en Allemagne, script annoncé sous 1 Ko. Sa cible : PME, SaaS, indépendants, agences qui en ont assez des rapports à quinze onglets. C’est l’outil que nous recommandons par défaut quand la question posée est « analytics sans cookies » plutôt que « analyse comportementale fine ».
Caractéristiques fonctionnelles. Mesure sans cookie et sans donnée personnelle, ce qui dispense de bandeau si et seulement si la configuration reste dans le périmètre de l’exemption CNIL. Objectifs et Événements personnalisés, entonnoirs et propriétés personnalisées sur les offres supérieures, API Stats, liens de partage publics, rapports par e-mail, intégration Google Search Console, connecteur Looker Studio. Une Community Edition auto-hébergeable existe, sans support, à installer sur un serveur avec base de données.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Community Edition | 0 € | Auto-hébergement, AGPL, pas de support éditeur |
| Starter | 9 $/mois (10 000 pages vues) | 1 site, usage individuel |
| Growth | 14 $/mois (10 000 pages vues) | 3 sites, 3 membres |
| Business | 19 $/mois (10 000 pages vues) | 10 sites, 10 membres, entonnoirs, API Stats |
| 100 000 pages vues | [Donnée tarifaire non vérifiée – palier à relever sur la page tarifaire avant publication] | Le prix suit un curseur de trafic |
| Enterprise | Sur devis | Volume et engagements |
Facturation annuelle : deux mois offerts. Essai de 30 jours sans carte bancaire. Source : plausible.io.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : la lisibilité immédiate, la légèreté du script, la clarté de la documentation sur la conformité, un tableau de bord qu’un client comprend sans explication. L’écart avec GA4 sur les pages vues est mesurable et reproductible, ce qui rend la migration défendable en interne.
- Ce qui coince : pas d’analyse au niveau utilisateur, pas de rétention longue au-delà du plan, pas d’attribution multi-touch sophistiquée, pas d’export brut complet. Un tunnel e-commerce complexe ou une analyse de cohortes demandent un autre outil. Et l’offre gratuite n’existe pas : même un blog personnel paie 9 $.
Umami : l’open source minimaliste qui tient en une commande
Positionnement et cible. Umami est un outil analytics open source sous licence MIT, écrit en Node.js, avec PostgreSQL ou MySQL. Son argument : une installation en dix minutes, un script léger, un tableau de bord neutre, aucune donnée personnelle. Sa cible : développeurs, projets Next.js et Vercel, sites associatifs, documentation technique, quiconque veut des statistiques site web sans Google et sans facture.
Caractéristiques fonctionnelles. Suivi sans cookie par défaut, rapports de pages, sources de trafic, UTM, pays, navigateurs, appareils, événements personnalisés, entonnoirs et cohortes sur les offres payantes, liens de partage, API, gestion d’équipe. Le Cloud ajoute les rapports par e-mail et l’API temps réel absents de la version auto-hébergée. Pas de heatmap, pas de session recording, pas de suivi de chiffre d’affaires natif.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Hobby | 0 $ | 100 000 Événements/mois, 1 site, 6 mois d’historique |
| Pro | 20 $/mois | 1 million d’Événements, 20 sites, 2 ans d’historique |
| Business | 200 $/mois | 10 millions d’Événements, sites illimités, 5 ans |
| Auto-hébergé | 0 € (MIT) | Serveur, base de données et sauvegardes à votre charge |
| Enterprise | Sur devis | Volume et accompagnement |
Source : umami.is/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : le meilleur rapport simplicité/gratuité de la sélection. Une offre gratuite réellement utilisable, un déploiement Docker reproductible, une base de code lisible, aucun bandeau de consentement nécessaire dans la configuration standard.
- Ce qui coince : l’unité de facturation est l’Événement, pas la page vue. Un site qui envoie deux Événements par page consomme trois unités par visite. L’auto-hébergement vous laisse responsable des migrations de schéma et des sauvegardes. Le produit reste jeune sur l’analyse produit : pas de cohortes avancées hors plan payant, pas d’intégration CRM.
Fathom : le meilleur prix au volume, pensé pour les agences
Positionnement et cible. Fathom est un SaaS canadien, sans cookie, sans donnée personnelle, avec un tableau de bord unique et une promesse de simplicité radicale. Son atout rare : les plans incluent au moins cinquante sites, ce qui en fait un outil analytics naturel pour une agence qui gère un portefeuille de clients. L’option EU Isolation permet d’isoler les données européennes.
Caractéristiques fonctionnelles. Mesure sans cookie ni consentement dans la configuration standard, objectifs et Événements, rapports par e-mail, intégration Search Console, API, domaines personnalisés, tableaux de bord clients. Script d’environ 2 Ko. L’ancienne version open source « Fathom Lite » n’est plus le produit maintenu : ne comptez pas sur l’auto-hébergement pour ce fournisseur.
Offres et paliers tarifaires.
| Pages vues incluses/mois | Prix relevé le 22/10/2026 |
|---|---|
| 100 000 | 15 $/mois |
| 200 000 | 25 $/mois |
| 500 000 | 45 $/mois |
| 1 000 000 | 60 $/mois |
| 2 000 000 | 100 $/mois |
| 5 000 000 | 140 $/mois |
| Au-delà | Jusqu’à 470 $/mois, puis sur devis |
Deux mois offerts en annuel, essai de 7 jours. Source : usefathom.com/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : le trafic inclus est le plus généreux des offres payantes de la sélection. À 100 000 pages vues, Fathom coûte 15 $ quand Simple Analytics facture 20 € et Plausible un montant supérieur. La gestion multi-sites est incluse sans supplément, ce qui simplifie la refacturation.
- Ce qui coince : la simplicité a un prix fonctionnel. Segments limités, pas d’analyse fine des parcours, pas d’export brut. Le support est réactif mais l’équipe est petite. Et l’absence d’offre gratuite rend l’essai de 7 jours un peu court pour un site à faible trafic.
Simple Analytics : l’hébergement néerlandais et le tableau de bord d’une page
Positionnement et cible. Éditeur néerlandais, données stockées aux Pays-Bas, positionnement « privacy-first » assumé et communication très orientée conformité. Sa cible : sites vitrines, équipes marketing qui veulent un chiffre fiable sans formation, entreprises européennes qui doivent justifier l’hébergement de leurs données devant un service juridique.
Caractéristiques fonctionnelles. Sans cookie, sans donnée personnelle, sans empreinte numérique, hébergement UE. Objectifs et Événements, entonnoirs, campagnes UTM, intégration Search Console, rapports par e-mail, API, export, assistant IA sur les offres supérieures. Le plan gratuit impose un badge visible. Un accompagnement de 30 jours en parallèle de GA4 est proposé aux entreprises – utile pour un projet de migration.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Free | 0 € | 5 sites, 1 utilisateur, 1 mois d’historique, badge obligatoire, pages vues illimitées sous usage raisonnable |
| Simple | 20 €/mois à 100 000 pages vues, 30 € à 250 000, 60 € à 1 million | 10 sites, 3 ans d’historique, utilisateur supplémentaire à 20 €/mois |
| Enterprise | Sur devis | Volume, accompagnement, exigences contractuelles |
Essai autonome de 14 jours. Source : simpleanalytics.com/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : la clarté de la politique de données, l’hébergement UE sans ambiguïté, un tarif en euros donc sans risque de change, une interface dépouillée qui décourage les mauvaises interprétations.
- Ce qui coince : le plan gratuit est un produit d’appel, pas un outil de travail (un mois d’historique). L’historique de trois ans sur le plan Simple reste inférieur à ce qu’offre un Matomo auto-hébergé. Et le prix par utilisateur supplémentaire grimpe vite pour une équipe de cinq personnes : 80 € par mois en plus.
Pirsch : l’alternative allemande taillée pour le white label
Positionnement et cible. Pirsch est développé et hébergé en Allemagne, sans cookie, avec une orientation explicite vers les développeurs et les agences : API, SDK, webhooks, proxies de script, domaines personnalisés, thèmes, marque blanche. C’est l’outil analytics le plus « intégrable » de la sélection.
Caractéristiques fonctionnelles. Pages vues, événements personnalisés, objectifs de conversion, analyse de session, filtres puissants, vues sauvegardables, entonnoirs et A/B testing sur le plan Plus, import de données Google Analytics, Plausible et Fathom, export CSV, plugin WordPress, hébergement en Allemagne, option on-premise réservée à l’offre Enterprise. Le décompte mensuel inclut les pages vues, les Événements et 10 % des extensions de session.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Standard | À partir de 6 $/mois pour 10 000 pages vues | 50 sites, membres illimités, rétention illimitée, événements, import GA |
| Plus | À partir de 12 $/mois | Sites illimités, entonnoirs, A/B testing, segmentation, white label |
| Enterprise | Sur devis | On-premise, SSO SAML, accès aux données brutes |
| 100 000 pages vues | [Donnée tarifaire non vérifiée – palier intermédiaire non publié dans le HTML, à relever sur le curseur tarifaire] |
Essai de 30 jours sans carte bancaire. Source : pirsch.io/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : l’import des données GA, Plausible et Fathom – rare dans cette catégorie – , le white label inclus dès le plan Plus, la rétention illimitée sans surcoût, un rapport qualité/prix élevé pour une agence.
- Ce qui coince : notoriété faible en France, peu de contenus en français, écosystème d’intégrations plus étroit. La grille tarifaire par paliers de trafic n’est pas lisible sans manipuler le curseur, ce qui complique la comparaison en amont d’un achat.
Piwik PRO : la suite complète pour les environnements contraints
Positionnement et cible. Éditeur polonais, suite composée d’un module Analytics, d’un Tag Manager et d’un Consent Manager, disponible en cloud UE ou en installation sur votre infrastructure. Sa cible : grandes organisations, secteur public, santé, finance – les structures qui doivent prouver leur gouvernance autant que mesurer leur audience. Ce n’est pas un outil pour un blog.
Caractéristiques fonctionnelles. Analytics sans échantillonnage, accès aux données brutes, 25 mois de rétention, dimensions personnalisées, entonnoirs, Tag Manager et Consent Manager intégrés, CDP, API, SLA sur les offres hautes, hébergement en Pologne ou on-premise. L’ensemble couvre ce que GA4 360 facture très cher, avec un modèle contractuel plus lisible.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix relevé le 22/10/2026 | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Business | À partir d’environ 36 €/mois | Actions mensuelles, nombre de domaines, 25 mois de rétention – [Donnée tarifaire non vérifiée, à confirmer sur piwik.pro/pricing] |
| Enterprise | À partir d’environ 366 €/mois en annuel | On-premise ou cloud privé, SLA, accompagnement |
| Essai | 30 jours | Pas d’offre gratuite permanente |
Source : piwik.pro/pricing.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : le périmètre fonctionnel complet, l’absence d’échantillonnage, la possibilité d’installer la solution chez soi, un Consent Manager natif qui évite un fournisseur supplémentaire.
- Ce qui coince : le prix et la complexité. La tarification dépend du nombre d’actions et de domaines, ce qui rend l’estimation difficile sans passer par un commercial. L’outil est surdimensionné pour un site de moins de 100 000 pages vues, et l’interface reste plus aride que celle de Plausible.
Cloudflare Web Analytics : le gratuit qui mesure les Core Web Vitals
Positionnement et cible. Inclus dans tous les plans Cloudflare, sans cookie, sans empreinte numérique, avec un focus assumé sur les Core Web Vitals. Sa cible : sites déjà derrière Cloudflare qui veulent un compteur fiable, gratuit et sans consentement, ou un complément de performance à un autre outil analytics.
Caractéristiques fonctionnelles. Pages vues, chemins, référents, pays, navigateurs, systèmes d’exploitation, et surtout LCP, INP et CLS filtrables par URL, appareil ou élément de page. Aucun événement, aucune conversion, aucun entonnoir. Sur le plan gratuit, les sites non proxifiés sont limités à dix, l’agrégation peut couvrir jusqu’à 1 000 sites, et le RUM des clients Free exclut le trafic européen par défaut – un point à vérifier avant de conclure quoi que ce soit sur votre audience française. Voir la documentation des limites et la page produit.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Tous les plans Cloudflare | 0 € | Analytics inclus, sans quota de pages vues publié |
| Free | 0 € | Sites proxifiés illimités, 10 sites non proxifiés, 0 règle |
| Pro / Business / Enterprise | À partir des tarifs Cloudflare | Règles supplémentaires (5 / 20 / 100) |
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : le coût nul, l’absence totale de maintenance, la mesure des Core Web Vitals que la plupart des concurrents n’offrent pas, et l’intégration immédiate pour un site déjà proxifié.
- Ce qui coince : ce n’est pas un outil analytics au sens complet. Pas d’Événements, pas de conversions, pas d’UTM exploitables finement, pas de segmentation par cohorte, profondeur historique limitée. C’est un excellent thermomètre, pas un tableau de bord commercial.
GoatCounter : l’open source qui tient dans un binaire
Positionnement et cible. GoatCounter est un outil analytics open source écrit en Go, stockant ses données dans SQLite, déployable en un binaire. Son objectif n’est pas de concurrencer Matomo mais de répondre à une question : combien de personnes lisent cette page, et d’où viennent-elles ? Sa cible : blogs, documentation, projets personnels, sites statiques.
Caractéristiques fonctionnelles. Pages vues, référents, campagnes, navigateurs, pays, événements simples, tableaux de bord publics, pixel de suivi sans JavaScript, API, rapports par e-mail, domaines multiples. Pas de cookie, pas de donnée personnelle, pas de consentement dans la configuration standard. L’auto-hébergement est gratuit, l’hébergement mutualisé est proposé pour un usage public raisonnable.
Offres et paliers tarifaires.
| Offre | Prix | Ce que ça couvre |
|---|---|---|
| Hébergé | 0 € pour un usage personnel et raisonnable | Données du site, pages vues… |
| Auto-hébergé | 0 € | Binaire Go, SQLite, sauvegardes à votre charge |
| Usage commercial intensif | Sur devis | Tient compte de vos besoins |
Source : goatcounter.com.
Avantages et inconvénients.
- Ce qu’il fait mieux : la simplicité d’installation, la sobriété du stockage, l’absence de dépendance à un fournisseur, la lisibilité du code et le coût zéro.
- Ce qui coince : périmètre volontairement réduit. Pas d’entonnoirs, pas de segments, pas de suivi e-commerce, pas d’analyse de rétention. Et l’absence de grille tarifaire claire pour un usage professionnel est un frein en contexte achats.
Comment migrer depuis GA4 sans perdre son historique ?

C’est la partie que les comparatifs oublient systématiquement. Changer de script prend une heure. Sortir proprement de GA4 prend deux à six semaines, et se rate sur trois points : l’export, les conversions, la comparaison.
Étape 1 – Cartographier ce qui doit survivre
Listez d’abord ce que vous utilisez réellement, pas ce que GA4 propose. En pratique : les pages et articles, les sources de trafic, les campagnes UTM actives, les Événements clés (anciennement « Conversions »), les Événements e-commerce, les audiences importées dans Google Ads, et les rapports Looker Studio qui circulent en interne. Un tableau à trois colonnes – donnée, usage, destination – suffit.
Ce tri évite l’erreur classique : recréer dans le nouvel outil des rapports que personne n’ouvre. Une alternative GA4 n’a pas vocation à répliquer GA4 ; elle a vocation à répondre aux questions qui déclenchent une décision.
Étape 2 – Exporter avant de débrancher
Trois voies, à combiner.
- BigQuery Export : la seule copie non agrégée et non soumise à la limite de quatorze mois. À activer immédiatement si ce n’est pas fait, en sachant qu’elle ne remonte pas le passé. Coût : stockage et requêtes, facturés par Google Cloud.
- Exports CSV : disponibles depuis les rapports et les Explorations, mais tronqués en nombre de lignes et limités en dimensions. Utiles pour un état des lieux, insuffisants pour une analyse historique.
- Data API : permet de reconstituer des séries agrégées par jour et par canal. C’est la solution raisonnable pour conserver douze à vingt-quatre mois de tendances avant de couper.
Pour Universal Analytics, le constat est plus dur : les données ont été supprimées après juillet 2024, seuls les exports BigQuery réalisés avant cette date subsistent.
Étape 3 – Reconstruire les conversions et l’e-commerce
Un Événement GA4 n’a pas d’équivalent automatique dans l’outil cible. Il faut retraduire chaque Événement clé en objectif ou en Événement personnalisé : generate_lead devient un objectif sur la page de confirmation, purchase devient un objectif e-commerce avec valeur et devise.
Le point le plus coûteux concerne l’e-commerce. GA4 collecte un tableau items avec identifiant produit, nom, catégorie, prix, quantité et remise. Peu d’alternatives légères – Plausible, Fathom, Umami, GoatCounter, Cloudflare – restituent ce niveau de détail sans travail de modélisation. Si votre pilotage dépend de la marge par produit, la décision n’est pas « quel outil analytics » mais « quel outil analytics plus un entrepôt ».
Matomo et Piwik PRO sont les seuls de cette liste à offrir un suivi e-commerce natif crédible. Pirsch propose un suivi de revenus, à valider sur votre tunnel avant de vous engager.
Conservez aussi une trace des conversions importées dans Google Ads. Couper GA4 sans rediriger ces imports vers un autre signal casse l’optimisation des campagnes, souvent sans que personne ne s’en aperçoive avant plusieurs semaines.
Étape 4 – Faire tourner les deux outils en parallèle
Comptez deux à quatre semaines de double marquage. La comparaison ne sera jamais à l’identique : définitions de session, gestion du consentement, blocage de scripts et timeouts diffèrent. Un écart de 5 à 15 % est normal. Un écart supérieur à 30 % signale un problème d’installation, pas une fraude.
Trois contrôles suffisent : le nombre de pages vues par jour, la répartition des sources sur sept jours, et le déclenchement d’un Événement de test depuis un appareil vierge de tout bloqueur.
Étape 5 – Nettoyer, documenter, mettre à jour le registre
Après la bascule : retirer le tag GA4 des pages, supprimer les propriétés et flux inutilisés, révoquer les accès des prestataires sortants, mettre à jour la politique de confidentialité et la liste des sous-traitants, ajouter le nouveau fournisseur au registre des traitements, et vérifier que le bandeau de consentement ne demande plus l’accord pour un traceur qui n’existe plus.
Ce dernier point est le plus fréquent : des sites continuent de demander le consentement Google Analytics des mois après avoir changé d’outil.
Une alternative à Google Analytics est-elle conforme à la CNIL ?

La réponse courte : cela dépend de votre configuration, pas de votre fournisseur. La réponse longue tient en trois blocs.
Ce que dit exactement l’exemption de consentement
En France, le principe reste le consentement préalable. L’exemption prévue à l’article 82 de la loi Informatique et Libertés est une exception étroite, encadrée par la CNIL. Pour en bénéficier, un traceur de mesure d’audience doit remplir toutes ces conditions :
- finalité limitée à la mesure d’audience du site, pour le compte exclusif de l’éditeur : performances, détection de problèmes, optimisation technique ou ergonomique, estimation des besoins serveur, analyse des contenus consultés ;
- production de statistiques anonymes, sans recoupement avec d’autres traitements, et sans transmission de données non anonymisées à des tiers ;
- absence de suivi de la personne entre plusieurs sites ou applications – un identifiant commun servant à mesurer une couverture unifiée exclut l’exemption ;
- désactivation de toute fonctionnalité poursuivant un autre but : marketing, publicité, segmentation d’utilisateurs ;
- capacité à démontrer que la solution, telle qu’elle est configurée, respecte ces critères.
La CNIL recommande en outre une durée de vie du traceur limitée à une durée pertinente – treize mois par exemple, sans prolongation automatique – et une conservation des informations collectées de vingt-cinq mois maximum. L’exemption porte sur le consentement au traceur, pas sur le RGPD : la mesure d’audience reste un traitement avec un responsable, une base légale et des droits. Références : solutions pour les outils de mesure d’audience et fiche n°16 sur l’usage des analytics.
Conséquence directe : un outil sans cookies n’est exempté que si vous n’activez ni profilage, ni audiences publicitaires, ni identifiant persistant, ni croisement avec un CRM. Les Événements personnalisés avec propriétés identifiantes, ou le croisement avec un outil d’e-mailing, font tomber l’exemption.
Ce que les décisions de 2022 ont changé – et ce qu’elles n’ont pas changé
En février 2022, la CNIL a mis en demeure un gestionnaire de site français utilisant Google Analytics, en raison de transferts de données personnelles vers les États-Unis insuffisamment encadrés après l’invalidation du Privacy Shield. Contrairement à une lecture répandue, il ne s’agissait ni d’une interdiction générale de l’outil, ni d’une amende. L’analyse de la décision est utile : avocats-gt.com.
Depuis le 10 juillet 2023, la décision d’adéquation du Data Privacy Framework permet de fonder les transferts vers des entreprises américaines certifiées. Cela ne règle pas tout : il faut que l’entité concernée soit certifiée, que les traitements restent dans le périmètre couvert, et que les obligations de consentement et de minimisation soient respectées. Un analytics RGPD ne se déduit donc pas du pays du siège, mais d’un empilement : base légale, configuration, contrats, localisation, durée.
Les cinq questions à poser avant de signer
- Où sont hébergées les données, et où passent-elles ? Un hébergement UE chez un prestataire soumis au Cloud Act reste un transfert juridique possible.
- Quel est le contrat de sous-traitance, et la liste des sous-traitants ultérieurs est-elle publiée et datée ?
- Quelles fonctionnalités activées par défaut créent un identifiant persistant ?
- Quelle est la durée de conservation, et est-elle réglable par le client ?
- Existe-t-il une option auto-hébergée ou on-premise, et à quel coût réel ?
| Outil | Hébergement | Option auto-hébergée | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Matomo | Chez vous ou UE | Oui (On-Premise) | Plugins tiers et configuration des cookies |
| Plausible | Allemagne | Oui (Community Edition) | Entonnoirs et propriétés personnalisées |
| Umami | Cloud ou chez vous | Oui (MIT) | Base de données à sécuriser et sauvegarder |
| Fathom | Canada, option EU Isolation | Non (version actuelle) | Option EU à activer explicitement |
| Simple Analytics | Pays-Bas | Non | Assistant IA : sous-traitant hors UE selon usage |
| Pirsch | Allemagne | On-premise réservé à l’Enterprise | Proxies et domaines personnalisés |
| Piwik PRO | Pologne ou chez vous | Oui | Périmètre contractuel de la suite |
| Cloudflare | Réseau mondial | Non | Trafic européen exclu du RUM sur plan Free |
| GoatCounter | Hébergé ou chez vous | Oui | Sauvegardes SQLite non automatisées |
Combien coûte une alternative à Google Analytics à 100 000 pages vues par mois ?

Les grilles ne facturent pas la même unité : Hits pour Matomo, pages vues pour Plausible, Fathom, Simple Analytics et Pirsch, Événements pour Umami. Comparer un prix d’appel à 10 000 pages vues avec un prix à 100 000 revient à comparer un abonnement mobile 2 Go et un forfait illimité.
Le coût mensuel réel, outil par outil
| Outil | Unité facturée | Coût mensuel à 100 000 pages vues | Détail |
|---|---|---|---|
| Matomo Cloud | Hits (pages vues + actions) | 38 € pour 100k hits ou 75 € pour 300k hits, montants en € à reconfirmer | Deux événements supplémentaires par page portent la consommation à 300k hits. |
| Plausible | Pages vues | Vérification complémentaire ci-dessous | Tarification par volume, avec réduction en facturation annuelle. |
| Umami Cloud | Événements | 0 $ jusqu’à 100k événements ; 20 $ pour le plan Pro | Hobby : 1 site et 6 mois de conservation. Pro : 1 million d’événements inclus. |
| Fathom | Pages vues et événements personnalisés | 15 $ | Jusqu’à 100k unités comptabilisées, 50 sites inclus, historique conservé pendant l’abonnement. |
| Simple Analytics | Pages vues | 20 € | Prix affiché pour 100k pages vues, 1 utilisateur inclus. |
| Pirsch | Pages vues + événements + fraction des extensions de session | Tarif exact du palier 100k à confirmer | Standard dès 6 $/mois au palier 10k ; import GA inclus. |
| Piwik PRO | Actions | Sur devis — à partir de 25 000 $/an pour Enterprise | Offre Enterprise à partir de 1 million d’actions mensuelles ; pas de tarif public spécifique à 100k. |
| Cloudflare Web Analytics | Sans facturation au volume de pages vues | 0 € | Service gratuit de mesure d’audience. |
| GoatCounter | Pages vues (selon conditions d’usage) | 0 € sous conditions | Hébergement public gratuit pour les usages non commerciaux admissibles. |
Ajoutez à ces montants la TVA à 20 % si vous ne la récupérez pas, et 1 à 3 % de frais bancaires sur les factures libellées en dollars. Un outil à 19 $ facturé en euros par une banque française peut coûter 22 à 23 € TTC.
Le coût caché des unités de facturation
Trois scénarios, tous fréquents.
- Blog avec un Événement de lecture par article : 100 000 pages vues deviennent 200 000 unités chez Matomo et Umami. Chez Matomo Cloud, on passe du palier 100k au palier 300k : 75 € au lieu de 38 €. Chez Umami, on quitte le plan gratuit pour le plan Pro à 20 $.
- E-commerce avec quatre étapes de tunnel : chaque étape est un Événement. À 100 000 pages vues, la consommation atteint 400 000 à 500 000 Hits chez Matomo. Le palier à 1 million, à 172 €, devient plus économique que deux paliers intermédiaires.
- Agence avec douze sites clients : Simple Analytics facture 10 sites sur le plan Simple, puis l’utilisateur supplémentaire à 20 €/mois. Fathom inclut au moins 50 sites sans surcoût. Sur douze clients, l’écart annuel dépasse 200 €.
Le coût réel de l’auto-hébergement
L’argument « Matomo est gratuit » est vrai à la licence, faux à l’exploitation. Comptez :
- un serveur : 6 à 20 €/mois pour un VPS correct, selon la RAM et le disque – voir le comparatif des prix VPS ;
- un cache objet pour absorber les pics de collecte : installer Redis sur un VPS fait gagner l’essentiel des secondes perdues sur l’ingestion ;
- les sauvegardes : 2 à 5 €/mois de stockage objet, plus la vérification régulière des restaurations ;
- le temps humain : 2 à 4 heures par mois de mises à jour, purge et surveillance, soit 100 à 300 € au tarif d’un prestataire ;
- le risque : une montée de version majeure mal testée peut casser l’historique.
Total réaliste : 15 à 40 € de coûts directs, plus le temps. L’auto-hébergement reste imbattable au-delà de 1 million de Hits par mois, et absurde en dessous de 50 000. Avant de choisir un hébergeur pour votre Matomo, vérifiez qui finance le classement que vous lisez : notre analyse des comparateurs d’hébergement détaille leurs modèles de revenus et leurs biais.
Si votre site tourne sous WordPress, un hébergeur correctement configuré évite la moitié des problèmes de collecte, et notre comparatif du meilleur hébergeur WordPress vérifie le Cache Objet, PHP 8.3 et les sauvegardes restaurables.
Et GA4 dans tout ça ?
GA4 reste gratuit, y compris à 100 000 pages vues. Le comparatif honnête doit donc intégrer ce que la gratuité ne couvre pas : une CMP, un export BigQuery, le temps de formation, et la perte de données au-delà de quatorze mois. Pour une PME, le coût de GA4 est rarement financier ; il est organisationnel.
Pour un site qui doit conserver un historique long et sortir des rapports e-commerce fiables, l’addition cachée dépasse souvent les 20 à 75 € mensuels d’un outil dédié.
Quel outil analytics choisir selon votre type de site ?

Les critères qui comptent ne sont pas les mêmes selon l’usage. Voici les arbitrages, sans détour.
Blog et site éditorial
Plausible ou Fathom. Le besoin est la page vue, la source, la progression de lecture et la performance des articles. Plausible offre la meilleure intégration Search Console pour croiser requêtes et pages. Fathom est plus économique au-delà de 100 000 pages vues. GoatCounter suffit si vous publiez peu et que le budget est nul.
Attention à un raccourci fréquent : un outil analytics ne remplace pas un outil de suivi de positions. Si votre objectif est de savoir quelles pages gagnent des requêtes, un meilleur outil SEO reste nécessaire – le premier mesure l’usage, le second mesure la visibilité.
E-commerce et WooCommerce
Matomo, Piwik PRO, ou Plausible avec un entrepôt. Le suivi du chiffre d’affaires, des produits et des étapes de tunnel demande des Événements riches et un modèle de données. Matomo le fait nativement, y compris pour WooCommerce, mais facture en Hits. Plausible suit les objectifs et les valeurs, pas le catalogue produit.
Cloudflare et GoatCounter sont hors sujet. Une alternative à Google Analytics pour WordPress doit aussi être compatible avec votre pile : un hébergeur sous-dimensionné fera échouer la collecte avant l’outil.
SaaS et produit numérique
Plausible Business pour le marketing, complété par un outil d’analyse produit pour les parcours. Les alternatives analytics orientées web ne mesurent pas les rétentions par compte, les activations ou les expansions.
Si vous cherchez une alternative GA4 pour suivre des inscriptions et des essais, Plausible, Umami ou Pirsch suffisent ; si vous voulez comprendre pourquoi un utilisateur abandonne, il faut un outil produit, pas un compteur de pages.
Agence multi-clients
Fathom ou Pirsch. Fathom inclut au moins cinquante sites sans surcoût et propose des tableaux de bord clients lisibles. Pirsch ajoute le white label, les domaines personnalisés, les thèmes et un import GA qui facilite les reprises de comptes existants. Simple Analytics devient coûteux au-delà de dix sites. Matomo reste pertinent pour les clients qui exigent l’auto-hébergement, mais la maintenance par client devient un métier.
Secteur public, santé, organisme régulé
Matomo On-Premise ou Piwik PRO. Le critère n’est pas l’ergonomie, c’est la capacité à documenter : hébergement, accès aux données brutes, durée de conservation, sous-traitants, clauses contractuelles, absence d’échantillonnage. Prévoyez un budget d’accompagnement : une installation Matomo mal configurée produit des statistiques fausses et un dossier de conformité incomplet.
Site vitrine de PME
Simple Analytics, Plausible ou Cloudflare Web Analytics. Le besoin réel se limite à trois chiffres par mois : visites, sources, pages. Simple Analytics a l’avantage d’un hébergement néerlandais facile à justifier et d’un tarif en euros. Cloudflare suffit si le site est déjà proxifié et que personne ne demande de rapport détaillé.
Stack no-code
Vérifiez d’abord la compatibilité native : beaucoup d’outils s’intègrent via une balise personnalisée, ce qui suppose un accès au code. Sur Webflow, Framer ou Bubble, Plausible, Umami et Simple Analytics s’installent en quelques minutes. Sur un site entièrement assemblé en no-code, l’alternative analytics la plus simple est souvent celle qui se branche sans développeur – notre sélection d’outils no-code donne les ordres de grandeur de coût et de limites de ces plateformes.
Site auto-hébergé ou infrastructure maîtrisée
Matomo On-Premise, Umami ou GoatCounter. Vous gagnez la propriété totale et la durée de conservation. Vous perdez le support et la tranquillité. Dimensionnez le serveur pour la collecte, pas pour les visites : une requête de tracking pèse peu, mais elle est fréquente et non cachable. Prévoyez une supervision et des sauvegardes testées.
Et si le site est en France, un hébergeur local simplifie la rédaction du registre : notre comparatif des meilleurs hébergeurs web en France croise prix de renouvellement, support et localisation des données.
Matomo ou Plausible : que choisir ?

C’est la comparaison que nos lecteurs demandent le plus, et elle se tranche sur trois critères, pas sur dix.
| Critère | Matomo | Plausible |
|---|---|---|
| Profondeur d’analyse | Segments, entonnoirs, dimensions personnalisées, rapports sur mesure | Objectifs, Événements, entonnoirs sur Business |
| E-commerce | Natif, avec produits et revenus | Objectifs avec valeur, sans catalogue |
| Unités facturées | Hits (pages + Événements) | Pages vues |
| Entrée de prix | 0 € auto-hébergé / 22 € Cloud | 9 $/mois |
| Auto-hébergement | Oui, mature | Oui, Community Edition sans support |
| Prise en main | Plusieurs jours | Dix minutes |
| Conservation | Illimitée en On-Premise | Selon l’offre |
| Risque principal | Complexité et coût de maintenance | Plafond fonctionnel atteint vite |
Verdict : Plausible si votre équipe est petite, que vos questions portent sur les pages, les sources et les conversions simples, et que personne ne veut administrer un serveur. Matomo si vous avez besoin de données brutes, d’un historique long, d’un suivi e-commerce produit par produit, ou si un service juridique exige une installation interne. Les deux peuvent cohabiter : Plausible pour le pilotage quotidien, Matomo ou un entrepôt pour l’analyse approfondie.
Questions fréquentes sur les alternatives à Google Analytics
Quelle est la meilleure alternative google analytics gratuit ?
Trois réponses selon le besoin. Umami Cloud offre 100 000 Événements par mois sans carte bancaire : c’est la meilleure option analytics gratuit pour un site vivant. Cloudflare Web Analytics coûte 0 € sans limite de pages vues, mais ne suit ni Événements ni conversions. Matomo On-Premise est gratuit en licence, à condition de payer l’hébergement et la maintenance. Une alternative google analytics gratuit qui promet un suivi e-commerce complet sans coût n’existe pas : le suivi des revenus demande soit un hébergement, soit un abonnement.
Peut-on se passer du bandeau de consentement avec une alternative à Google Analytics ?
Oui, dans un périmètre étroit. Il faut que l’outil soit configuré en mesure d’audience strictement nécessaire, sans identifiant persistant, sans recoupement, sans transfert de données non anonymisées, et sans fonctionnalité marketing. Plausible, Fathom, Simple Analytics, Umami, Pirsch, Cloudflare et GoatCounter peuvent entrer dans ce cadre. Mais l’exemption dépend de votre configuration et de votre capacité à la démontrer, pas de la promesse commerciale de l’éditeur. Dès que vous activez des propriétés personnalisées identifiantes ou un croisement CRM, le consentement redevient obligatoire.
Comment récupérer ses données GA4 avant de changer d’outil ?
Activez l’export BigQuery immédiatement : c’est la seule copie non agrégée qui échappe à la limite de quatorze mois, et elle ne remonte pas le passé. Complétez avec des exports CSV des rapports et des Explorations, et avec la Data API pour reconstituer des séries agrégées sur douze à vingt-quatre mois. Documentez les définitions de chaque métrique : une session GA4 n’est pas une visite Plausible, et un Utilisateur actif n’est pas un visiteur unique.
Perd-on ses conversions et ses Événements e-commerce en quittant GA4 ?
On perd les données historiques au niveau Événement, et l’essentiel de l’attribution. Les Événements clés doivent être recréés dans le nouvel outil, ce qui demande de retraduire chaque nom d’Événement et chaque paramètre. Pour l’e-commerce, seuls Matomo et Piwik PRO restituent nativement un suivi produit comparable ; les outils légers conservent la valeur de conversion mais pas le catalogue. Prévoir deux à quatre semaines de double marquage pour valider la correspondance avant de couper GA4.
Une alternative à Google Analytics fonctionne-t-elle avec WordPress et WooCommerce ?
Oui, mais avec des niveaux de compatibilité très variables. Matomo dispose d’un plugin officiel et d’un suivi e-commerce complet. Plausible, Fathom, Simple Analytics, Umami et Pirsch proposent des plugins ou des intégrations documentées pour WordPress, avec un suivi d’objectifs sur les commandes. Cloudflare et GoatCounter se contentent de pages vues. Sur WooCommerce, testez le tunnel complet – panier, commande, confirmation – avant de généraliser : c’est l’étape où les balises manquent le plus souvent.
Quel outil analytics choisir pour une agence avec plusieurs clients ?
Fathom pour le prix et la simplicité : au moins cinquante sites inclus, des tableaux de bord clients lisibles. Pirsch pour la personnalisation : white label, domaines personnalisés, thèmes, import des données GA, Plausible et Fathom. Simple Analytics devient onéreux au-delà de dix sites et d’un utilisateur. Matomo reste la réponse quand un client exige l’auto-hébergement, à condition de facturer la maintenance.
Sources et méthodologie
Les prix cités ont été relevés le 22 octobre 2026 sur les pages tarifaires officielles des éditeurs, hors taxes, en devise d’affichage. Les montants en dollars sont convertis à titre indicatif ; le taux appliqué par votre moyen de paiement diffère. Les fonctionnalités et limites proviennent de la documentation publique de chaque outil, consultée à la même date.
- Matomo – tarifs
- Plausible – tarifs
- Umami – tarifs
- Fathom – tarifs
- Simple Analytics – tarifs
- Pirsch – tarifs
- Piwik PRO – tarifs
- Cloudflare Web Analytics – limites
- Cloudflare Web Analytics – présentation
- GoatCounter
- CNIL – solutions pour les outils de mesure d’audience
- CNIL – fiche n°16, usage des analytics
- Google Analytics – conservation des données
- Google Analytics – fin d’Universal Analytics
Ce que cette méthode ne prouve pas. Nous n’avons pas conduit d’audit de sécurité, ni testé le support en incident majeur, ni mesuré la charge au-delà de 500 000 pages vues par mois. Les prix à 100 000 pages vues de Plausible et Pirsch dépendent d’un curseur tarifaire non lisible sans interaction : ils sont signalés comme non vérifiés plutôt que reconstitués par extrapolation. Un prix estimé serait plus élégant à lire et moins utile à décider.
Note de transparence éditoriale
CritiquePlus peut percevoir une rémunération de la part d’éditeurs de logiciels et de services d’hébergement, pour des prestations de test, d’audit produit et de visibilité. Cette rémunération ne conditionne ni le classement, ni les notes, ni les réserves formulées dans cet article. Aucun lien de cet article n’est affilié ; aucun éditeur cité n’a relu le texte avant publication.
Deux précisions méthodologiques. D’abord, nous n’avons pas testé ces outils dans un laboratoire isolé : le site de test reçoit du trafic réel, avec des bloqueurs, des refus de consentement et des appareils variés. C’est moins propre, c’est plus représentatif. Ensuite, les grilles tarifaires changent sans préavis, et plusieurs éditeurs modifient leurs paliers en cours d’année. Les montants non confirmés sont explicitement signalés dans le corps de l’article ; nous préférons un placeholder visible à un chiffre inventé.
Enfin, un avertissement que nous assumons : changer d’outil analytics ne rend pas un site conforme par magie. Une alternative à Google Analytics mal configurée produit les mêmes risques qu’un outil américain correctement encadré – parfois avec moins de documentation.

